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24 septembre 2012 - Réunion ministérielle de l’ECOSOC - Intervention de M. Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement

Monsieur le Président,

Comme vous le savez, le Conseil mérite toute notre attention aujourd’hui dans la mesure où il se trouve au croisement des crises et des différents agendas internationaux, parmi lesquels la revue de la mise en œuvre des objectifs du Millénaire pour le développement, la préparation de l’agenda du développement post-2015 et le suivi de la Conférence des Nations unies sur le développement durable des politiques multilatérales de développement durable. Cette actualité impose une plus grande cohérence pour une plus grande efficacité dans notre action collective.

Car la gouvernance du développement durable est aujourd’hui éclatée. Il s’agit là d’un constat partagé à Rio : la commission du développement durable n’avait pas su jouer son rôle, alors même qu’il est nécessaire de donner de grandes impulsions et d’assurer la coordination de l’ensemble du système onusien sur ces questions.

Tout le monde s’accorde sur le rôle de l’ECOSOC dans la coordination générale des fonds, programmes et organismes en matière de développement en veillant à la cohérence du système.

Le mandat ouvert, large et rassembleur donné à l’ECOSOC par la Charte des Nations unies est pertinent à nos yeux et il nous semble le mieux à même de réaliser une intégration équilibrée des trois dimensions du développement durable. Nous devons aujourd’hui réaffirmer le rôle central de l’ECOSOC comme organe de synthèse, de coordination et de rationalisation de notre action.

Nous devons revaloriser l’ECOSOC pour en faire véritablement l’organe de mise en œuvre de la feuille de route intégrée pour le développement durable actée à Rio.

J’ajoute l’importance d’une vision inclusive, intégrée et partagée du développement durable. Pour que l’ECOSOC gagne en pertinence et en crédibilité, la société civile doit être plus fortement encore associée à ses travaux. Cette relation participative d’ailleurs est une des priorités de mon gouvernement : en France j’organise cette année avec la société civile les Assises du Développement et de la Solidarité internationales, cela fait 15 ans que la France n’a pas mis en débat sa politique.

L’un des grands chantiers sera justement la recherche de la convergence entre les objectifs du Millénaire et les objectifs du développement durable car il ne s’agit pas d’ajouter de nouveaux objectifs en matière de développement durable. La priorité numéro un de l’agenda de la communauté internationale doit rester et restera la lutte contre la pauvreté. Mais pour lutter effectivement contre la pauvreté qui peut prétendre que l’on ne peut pas regarder aujourd’hui la lutte contre le changement climatique, l’impact des sécheresses, l’impact de l’évolution des modèles urbains, de la bidonvilisation dans certains pays du sud.

Prendre en compte ces enjeux relève des politiques de développement durable, c’est un levier important pour lutter contre la pauvreté.

Vous l’avez compris, la France souhaite un ECOSOC modernisé, c’est-à-dire une organisation capable de répondre aux défis nouveaux qui s’imposent à la communauté internationale, à nous tous réunis.

Je vous remercie.



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