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27 février 2011 - 56ème session de la Commission de la condition de la femme - Table ronde de haut niveau sur les femmes rurales - Intervention de Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

Monsieur le Président,

Le développement des femmes en milieu rural doit passer d’abord par un socle de programmes généraux puis ensuite par un certain nombre de mesures spécifiques.

Il ne peut pas y avoir de spécificités au départ dans l’élévation des femmes en milieu rural si on ne passe pas d’abord par le développement des droits humains, c’est absolument capital pour ces femmes, c’est-à-dire le relèvement de l’âge légal du mariage, l’inscription à l’état civil, la lutte contre les mariages forcés et contre les mariages précoces.

Tout ce qui concerne l’éducation des femmes est absolument crucial pour ces femmes en milieu rural puisque ce sont elles qui sont les plus discriminées et tous les programmes d’éducation doivent porter un focus particulier sur ces femmes.

Troisième point général, c’est évidemment les questions de santé : la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, avec un système et un réseau de soins de santé primaires qui sont absolument primordiaux.

Une fois qu’on aura installé ce socle des droits fondamentaux en ce qui concerne les droits humains, l’éducation, la santé, on pourra développer en parallèle des programmes spécifiques. D’abord focaliser les aides au développement en provenance des pays les plus développés sur ce qui concerne le développement endogène des pays. Car seules les femmes peuvent porter ces programmes de développement endogène. Je pense, par exemple, à ce que nous avons fait pour promouvoir la culture du karité dans les zones d’Afrique subsaharienne.

Le deuxième élément est la formation professionnelle, formation professionnelle du monde rural mais pas seulement agricole, pour tout ce qui concerne les activités en parallèle pour un développement global de ces zones agricoles.

Un troisième point important est d’aider les femmes pour leur participation aux espaces décisionnels. C’est une première marche pour ensuite aborder la question politique de façon plus globale, participer aux fédérations professionnelles paysanne. Je pense des liens tout à fait spécifiques peuvent être menés par exemple à partir des organisations syndicalistes agricoles des pays développés pour avoir une vraie coopération entre des ONG des pays du nord et faire que nous puissions avoir un vrai développement avec ces trois focus spécifiques : le développement endogène, la formation professionnelle et la participation aux espaces de décision.



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