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3 mai 2012 - La protection des journalistes dans les conflits armés - Intervention de M. Romain Nadal, Porte-parole adjoint du Ministère des affaires étrangères et européennes

Merci beaucoup à tous d’avoir participé à cet événement.

Les échanges ont été fructueux. La qualité et l’intensité des débats d’aujourd’hui témoignent du bien fondé de la résolution 1738 et du fait que le Conseil de sécurité a eu raison de consacrer l’attachement de la communauté internationale à la liberté de la presse et la protection des journalistes.

Cela a été rappelé à plusieurs reprises au cours des travaux : la liberté d’informer est consacrée à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme ; sans elle, la démocratie n’existe pas.

Nos discussions d’aujourd’hui l’ont démontré : le défi de la protection des journalistes reste à relever. Le contexte international actuel est marqué par les révolutions arabes. Celles-ci sont porteuses d’espoir, mais se sont aussi traduites par l’assassinat de nombreux journalistes, tués à l’occasion de la couverture de ces événements, les photos qui nous entourent en sont la tragique illustration. Des régimes ont ainsi choisi délibérément de museler les journalistes, comme hier en Libye, aujourd’hui en Syrie. Chacun peut voir que le premier réflexe des ennemis de la liberté, c’est de bâillonner la presse, que les premiers alliés des combattants pour la liberté, ce sont des medias libres. Je rappelle que le plan de paix de Kofi Annan sur la Syrie prévoit le libre accès des médias sur le territoire syrien.

La France salue le travail accompli par l’Unesco et par le Haut Commissariat aux droits de l’Homme dans ce domaine. Le plan d’action sur la sécurité des journalistes, présenté par M. Mogens Schmidt aujourd’hui constitue une excellente initiative qui permettra de mieux lutter contre l’impunité des auteurs de violence contre les journalistes. Le travail accompli par les ONG doit également nous inspirer.

C’est parce qu’elle est tout particulièrement attachée à la liberté de la presse que la France a choisi, dans le cadre de sa politique de défense des droits de l’homme, de systématiquement s’exprimer lorsqu’un journaliste est assassiné ou victime de violences. Non seulement pour condamner ces actes odieux, mais aussi pour réclamer que justice soit faite. Si l’on reste muet face à l’assassinat d’un journaliste, il meurt deux fois.

C’est parce que le libre exercice du métier de journaliste constitue une priorité pour la France qu’elle a organisé aujourd’hui ce débat avec la Grèce et l’Unesco. Et c’est pour cette même raison qu’elle continuera, avec ses partenaires au Conseil de Sécurité et dans d’autres instances, de prendre des initiatives pour permettre aux journalistes d’exercer leur métier dans les meilleures conditions. La liberté d’informer nous appartient à tous. D’une certaine façon, on peut la considérer comme un bien public mondial, tant les journalistes sont les témoins et les pédagogues essentiels des événements du monde.

Je vous remercie.




Pour en savoir sur la protection des journalistes dans les conflits armés.



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