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3 octobre 2013 - Dialogue de haut niveau sur les migrations internationales et le développement - Intervention de M. Jean-Marc Chataigner, Directeur général adjoint de la mondialisation au ministère des Affaires étrangères

Table ronde n°2 : « Mesures à prendre pour assurer le respect et la protection des droits de l’Homme de tous les migrants, en particulier des femmes et des enfants, pour prévenir et combattre le trafic de migrants et la traite d’êtres humains, et pour assurer une migration sûre, régulière et ordonnée »

(seul le prononcé fait foi)

1/ Nous faisons face à une nouvelle réalité migratoire. Non seulement le nombre de migrants s’accroit, mais la composition des flux évolue. Ils comptent parmi leurs rangs de plus en plus de femmes et d’enfants. Les problématiques auxquelles ils font face ne sont donc plus les mêmes.

La protection des migrants, notamment de leurs droits fondamentaux est un enjeu primordial. 2,5 millions de personnes sont victimes de la traite chaque année selon Europol. Parmi eux, une majorité de femmes et d’enfants.

2/ Consciente des dangers qui menacent les migrants, la France mène une politique active en faveur des victimes de la traite des êtres humains, en cohérence avec les actions déployées par les instances internationales et défendues par les traités internationaux.

La France soutient notamment l’action de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en matière de lutte contre les trafics et d’assistance aux victimes de la traite.

La France aide aussi un certain nombre d’Etats partenaires, notamment en Europe du Sud-Est et en Afrique de l’Ouest à renforcer leurs capacités de lutte contre ce crime. C’est ainsi d’un projet sera lancé à la fin de cette année concernant plusieurs pays du Golfe de Guinée.

3/ Les besoins de protection ne se limitent pas aux victimes de la traite des êtres humains. Les migrants victimes de catastrophes naturelles ou de conflits armés ont aussi besoin de l’assistance internationale. La France a soutenu l’adoption par l’OIM de son cadre opérationnel en cas de crise migratoire.

La France considère de même l’enjeu des migrations liées au changement climatique. Nous portons en ce sens un grand intérêt à l’initiative Nansen qui répond à un réel besoin de protection de populations sans statut. Les connaissances actuelles ne sont certes pas suffisantes, mais il est important de commencer à chercher des solutions pragmatiques à cet enjeu.

4/ Enfin, la France considère que la migration sûre, régulière et ordonnée est bénéfique à l’ensemble des acteurs : migrants, États d’origine et États d’accueil.

Les migrants sont ainsi mieux protégés. Les Etats d’origine peuvent bénéficier des transferts de fonds et de connaissance. Les Etats d’accueil des apports en termes de travail et de culture.

Les situations de précarité que peuvent vivre les migrants préoccupent particulièrement la France qui considère que tout migrant, régulier ou irrégulier, a droit au respect de ses droits fondamentaux tels qu’énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

La France est naturellement sensible à la détresse humaine des migrants et, à l’instar d’autres États, leur donne accès à des mécanismes de solidarité internationale. Elle se tient à l’écoute de la société civile en entretenant un dialogue régulier sur ces questions.

Nous sommes ainsi convaincus que ce Dialogue de haut niveau est une étape importante dans la réflexion sur la protection des migrants.


En savoir plus sur Migrations et développement.



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