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21 mars 2000 - Tadjikistan : Intervention de M. Yves Doutriaux, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies, au nom de l’Union Européenne

Je voulais, comme les autres délégations qui se sont exprimées auparavant, remercier M. Annabi pour le rapport oral qu’il nous a présenté, et le Secrétariat pour le rapport remis sur la situation au Tadjikistan.

Le Tadjikistan est un pays dont la stabilité est importante, non seulement pour le peuple tadjik mais également pour l’ensemble de la région. Remarquons que dans des conditions particulièrement difficiles, et souvent dangereuses, les Nations Unies, avec le concours de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), ont réussi à conduire le Tadjikistan sur le chemin de la concorde et de la démocratie.

Bien sûr tout n’est pas parfait, loin s’en faut, et beaucoup reste à faire. Comme l’a indiqué M. Annabi, les élections législatives ont été marquées par des incidents. Par ailleurs, la réinsertion des combattants de l’opposition demandera encore beaucoup de temps et d’efforts. Cependant, il faut saluer les progrès accomplis. Le Tadjikistan a connu ses premières élections pluralistes. La grande majorité des députés sont des nouveaux venus, issus non pas des milieux militaires mais de cercles politiques ou professionnels.

La proportion de femmes est passée de 2,5 % à 15 % dans la nouvelle assemblée. Bref, ce nouveau parlement peut devenir une force motrice du processus démocratique. Si ces élections ont représenté une étape majeure dans a mise en oeuvre de l’accord de paix, le protocole militaire lui, n’est pas totalement appliqué, en particulier les dispositions qui intéressent la démobilisation, le désarmement et la réintégration des combattants. Il faut donc poursuivre l’action engagée, selon des formes adaptées aux conditions nouvelles que connaît le Tadjikistan. C’est pourquoi, la France apporte son appui à la proposition du Secrétaire général de créer un petit bureau des Nations Unies, analogue à ceux que l’Organisation des Nations Unies a mis en place en République centrafricaine ou en Guinée-Bissau. Nous serions heureux, à cet égard, d’être informés, le moment venu, par le Secrétariat, des conditions de discussion avec les autorités tadjikes pour l’installation de ce bureau, des modalités d’installation dudit bureau, du mandat précis qui lui sera confié, et en particulier s’agissant de la coordination entre l’ONU et les bureaux de l’OSCE au Tadjikistan.

Enfin, Monsieur le Président, mon pays apporte tout son soutien à la proposition de la Russie d’une déclaration que vous pourriez lire à l’issue de cette session du Conseil. Je voudrais simplement ajouter que la transition, s’agissant de la présence des Nations Unies au Tadjikistan, que nous allons connaître, entre le Département des opérations de maintien de la paix et le Département des affaires politiques, sera un nouvel exemple de transition, je dirais en douceur, à l’image de ce qui a été très récemment décidé s’agissant de la République centrafricaine et d’Haïti.



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