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23 juin 2000 - La situation dans les Balkans : Intervention de M. Jean-David Levitte, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Cette séance du Conseil de sécurité était nécessaire et elle arrive à point nommé. Au cours de ce mois de juin, le Conseil a pu évoquer en profondeur les situations au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine. Il a également entendu le président et le procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, démontrant ainsi l’attachement que notre Conseil porte à la justice internationale. Il était bon que le Conseil de sécurité pût bénéficier maintenant d’une vision d’ensemble de l’avenir de la région des Balkans. C’était l’objet même de l’exposé, comme toujours clair et précis, de M. Bildt.

Mais cette séance du Conseil de sécurité est aussi une séance sans précédent. Pour la première fois, le Secrétaire général du Conseil, Haut Représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne, M. Solana, est intervenu, avec la présidence de l’Union européenne, dans cette enceinte. Il s’agit là de la traduction, dans les travaux de notre Conseil, de l’évolution institutionnelle de l’Union européenne. La France, à quelques jours de prendre le relais du Portugal à la présidence de l’Union européenne, est satisfaite qu’un accord ait pu se former pour permettre, comme nous le souhaitions, à M. Solana d’intervenir aujourd’hui.

Ces interventions étaient d’autant plus importantes, d’autant plus nécessaires, que l’Union européenne est très fortement engagée dans les Balkans pour restaurer ce qui a été détruit, panser les plaies encore ouvertes mais aussi, et surtout, donner une vision d’avenir aux Etats de la région.

Dans cet esprit, la France a proposé la tenue d’un sommet entre l’Union européenne et les pays des Balkans occidentaux qui, bien qu’à différentes étapes, se trouvent les plus avancés dans leur évolution démocratique. Le Conseil européen, réuni les 19 et 20 juin à Santa Maria da Feira, a salué cette idée. Le Conseil européen a reconnu qu’un tel sommet permettrait aux pays de la région de recevoir de nouvelles assurances de la solidarité de l’Europe et offrirait l’occasion d’examiner avec eux les moyens d’accélérer le processus de réforme démocratique et économique. Cette rencontre pourrait se tenir à Zagreb et permettra à l’Union européenne de peser davantage pour encourager les évolutions démocratiques qui sont intervenues récemment et pour permettre de créer une nouvelle dynamique.



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