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29 avril 1998 - Angola : Intervention de M. Alain Dejammet, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

(Résolution 1164 (1998))

L’évolution du processus de paix en Angola a toujours été un mélange contrasté de progrès et de reculs, de violence et de pacification. Nous notons toutefois qu’au cours des derniers mois des pas importants ont été faits vers la mise en oeuvre du Protocole de Lusaka. Nous espérons que ces pas seront irréversibles. Il faut achever l’extension de l’administration de l’Etat, notamment à Andulo et Bailundo. Il serait bon que la rencontre tant attendue entre le Président dos Santos et M. Savimbi scellât l’achèvement de ce processus.

Pourtant, on ne peut manquer d’être frappé par le contraste entre cette évolution positive et encourageante du processus de paix et le fait que, sur le terrain, la situation demeure encore précaire et périlleuse. On assiste même à certains endroits à un regain de violence. Particulièrement préoccupantes à cet égard sont les attaques contre le personnel des Nations Unies. Ces attaques doivent cesser. Nous attendons de toutes les parties qu’elles fassent preuve de retenue et que l’action politique ne passe plus désormais que par des voies pacifiques. La lutte armée doit céder la place au combat démocratique.

Lors du débat consacré la semaine dernière au rapport du Secrétaire général sur l’Afrique, nous avions constaté que, sur ce continent aussi, les Nations Unies avaient connu d’indéniables succès. L’action menée en Angola par l’UNAVEM puis la MONUA compte certainement parmi ces succès. Hommage donc doit être rendu à tous ceux — Représentant spécial du Secrétaire général, M. Blondin Beye, personnel du Secrétariat et personnel fourni par les Etats Membres — qui ont contribué à ces succès. Nous devons également marquer notre appréciation des efforts qui ont été accomplis sur le terrain même récemment par notre collègue, l’Ambassadeur du Kenya, M. Mahugu.

La France soutient les recommandations faites par le Secrétaire général en faveur d’une prorogation de la MONUA pour deux mois et d’une réduction de sa composante militaire. Pour la suite, le Conseil prendra une décision à la lumière de l’évolution de la situation et du nouveau rapport que présentera le Secrétaire général. Avec l’achèvement de la mise en oeuvre du Protocole de Lusaka, la MONUA aura accompli sa mission. Celle-ci pourrait donc être terminée dans les prochains mois.

L’expérience des dernières années nous incite à la prudence et à la vigilance. Mais le message du Conseil est clair. Il est grand temps de tourner une page longue et tourmentée de l’histoire de l’Angola.



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