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30 juillet 1998 - Géorgie : Intervention de M. Alain Dejammet, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

(Résolution 1187 (1998))

La situation en Abkhazie (Géorgie) est très préoccupante. La reprise des hostilités en mai dernier a conduit quelque 40 000 personnes qui étaient retournées vivre dans la région de Gali à quitter leurs foyers. Les efforts patients des organismes internationaux au cours des dernières années pour permettre les retours des réfugiés et des personnes déplacées dans la zone ont été ainsi réduits à néant. Des habitations ont été délibérément incendiées par les forces abkhazes. La France condamne ces actes, apparemment motivés par la volonté d’expulser ces populations de leur région d’origine.

Les tensions dans la région demeurent. De nouveaux affrontements ne peuvent malheureusement pas être exclus. Il est dès lors essentiel que les parties respectent rigoureusement l’Accord de cessez-le-feu et de séparation des forces du 14 mai 1994 ainsi que le Protocole de cessez-le-feu signé le 25 mai 1998.

Seul un règlement politique durable pourra cependant assurer la stabilité de la région. L’Organisation des Nations Unies, avec l’aide de la Fédération de Russie, en sa qualité de facilitateur, avec l’aide du groupe des Amis du Secrétaire général et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ne ménage pas ses efforts pour parvenir à une solution du conflit. Ces efforts ne pourront cependant aboutir que si les deux parties montrent dorénavant la volonté politique nécessaire dans les négociations. La réunion qui s’est tenue à Genève, du 23 au 25 juillet 1998, sous l’égide des Nations Unies est une étape importante, surtout dans le contexte actuel, mais qui doit être suivie sans délai par d’autres négociations sur les principaux points du différend.

II revient également aux parties de remplir leurs obligations touchant à la sécurité du personnel international. Les actes commis à l’encontre des membres des forces de maintien de la paix de la Communauté des Etats indépendants et de la Mission d’Observation des Nations Unies en Géorgie sont condamnables. Des mesures doivent être prises par les deux parties pour y mettre fin.

Voilà ce qui compose la substance du projet de résolution qui est soumis à ce Conseil et c’est la raison pour laquelle la France se prononcera en sa faveur.



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