Malgré quelques progrès limités, tels que la réduction des tensions le long de la ligne de cessez-le-feu au cours des derniers mois, la situation en Abkhazie (Géorgie) reste préoccupante.
Depuis plus de sept ans, la paix, la sécurité et la prospérité ont cédé le pas à la guerre civile, aux atteintes aux droits fondamentaux des populations civiles et à la purification ethnique, comme l’a d’ailleurs explicitement souligné l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe dans les conclusions de son sommet de Lisbonne. Plusieurs centaines de milliers de réfugiés, chassés de leurs foyers par les milices abkhazes, continuent de se voir refuser les garanties indispensables à leur retour durable. Il convient donc que les parties acceptent le concours des instances internationales compétentes pour les assister dans la recherche des arrangements indispensables.
L’absence de progrès significatif dans la définition d’un statut de l’Abkhazie respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Géorgie est un autre sujet de préoccupation.