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5 août 2004 - Kosovo : Intervention de M. Michel Duclos, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Je remercie M.Annabi pour son exposé. Je tiens bien entendu à féliciter M. Jessen-Petersen de sa nomination au poste de représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUK et je voudrais lui renouveler les assurances de l’entier soutien de la France. Je m’associe à la déclaration que prononceront les Pays Bas au nom de l’Union européenne et souhaite en conséquence me limiter à quelques observations.

Monsieur le Président,

Nous avons fixé une stratégie pour le Kosovo à l’automne dernier, cette stratégie clairement exprimée par la Déclaration présidentielle du 12 décembre 2003. Les événements très regrettables des 17-19 mars 2004 de Mars ont constitué un développement très négatif ; nous les avons fermement condamné, nous avons vigoureusement réagi. Il reste que notre stratégie n’a pas changé. Nous savons simplement que la situation est extrêmement fragile et que le temps nous est compté pour agir, notamment en vue du rendez-vous du milieu de l’année 2005. Nous sommes totalement convaincus que l’immobilisme serait la pire des attitudes. L’ambassadeur Eide a remis au Secrétaire général un rapport où il avance des idées à ce sujet. Comme d’autres nous souhaitons vivement en avoir la communication pour prendre en compte cette contribution dans la réflexion en cours.

Les dirigeants politiques des différentes communautés du Kosovo ont adopté le 14 juillet dernier une déclaration conjointe. Celle-ci va dans le bon sens pour ramener le processus politique sur les rails après les violences de Mars. Cette déclaration n’aura toutefois de valeur que si elle se traduit en actions concrètes et en progrès dans la mise en œuvre des normes, en particulier en ce qui concerne la sécurité et les droits des minorités.

De même, nous saluons aussi le résultat très positif du Groupe de travail conjoint entre la MINUK et les Institutions provisoires du Kosovo sur la décentralisation. Le plan-cadre issu de ces travaux est une bonne base pour avancer dans la direction tracée par le Conseil de sécurité dans sa Déclaration présidentielle du 30 avril 2004. Nous souhaitons que les Serbes du Kosovo et tout autre partie concernée par cette question prennent une part active à la finalisation de ce plan de décentralisation, notamment en ce qui concerne les projets-pilotes et le tracé des circonscriptions au niveau desquelles s’effectuera la décentralisation.

Monsieur le président,

De manière plus générale, la France souhaite renouveler aux Serbes du Kosovo ses encouragements pressants pour qu’ils participent pleinement aux institutions que la Communauté internationale a créées au Kosovo, et d’abord aux élections. Mon pays est convaincu qu’il est de l’intérêt supérieur et à long terme des Serbes au Kosovo de participer aux prochaines élections générales du 23 octobre 2004. Nous les encourageons à s’enregistrer immédiatement sur les listes électorales - qui seront closes irrévocablement le 12 août prochain, dans une semaine exactement -. Il est important que d’autres les y encouragent aussi, et qu’en tout les cas les Serbes du Kosovo ne soient pas dissuadés d’agir ainsi.

Monsieur le Président, Je vous remercie.



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