Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

5 novembre 1998 - Irak et Koweït : Intervention de M. Alain Dejammet, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Avec les autres membres du Conseil, la France a apporté son soutien au projet de résolution qui va être mis aux voix et compte tenu du dernier état de sa rédaction, elle se propose de se joindre aux autres auteurs. En s’exprimant de façon unanime, le Conseil va en effet manifester son unité face à une décision iraquienne qui a été aussitôt qualifiée d’inacceptable et d’irrationnelle. Le Conseil agira de façon ferme, car la décision iraquienne constitue une grave violation des obligations qui incombaient à ce pays. En agissant ainsi, Bagdad tourne le dos à l’intention clairement exprimée par le Conseil de procéder sans délai à un examen d’ensemble de la mise en oeuvre des résolutions, dès lors que les limitations imposées à la Commission spéciale et à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 5 août dernier auraient été levées.

Le projet de résolution que nous allons adopter aujourd’hui réitère la disponibilité du Conseil à effectuer cet examen d’ensemble. Ce texte réaffirme également l’intention du Conseil

"d’agir en conformité avec les dispositions pertinentes de la résolution 687 (1991) en ce qui concerne la durée des interdictions visées dans cette résolution".

Ces dispositions, chacun le sait, font l’objet des paragraphes 21 et 22 de la résolution 687 (1991) du Conseil de sécurité.

Le texte que nous allons adopter rappelle enfin sans ambiguïté, dans son dernier article, ce que sont les responsabilités et les prérogatives du Conseil de sécurité pour assurer le maintien de la paix et de la sécurité internationales et donc pour évaluer à tout moment les situations et en tirer les conséquences.

La France appelle l’Iraq à saisir l’occasion que le Conseil est prêt à lui offrir à travers la conduite, initialement proposée par le Secrétaire général, d’un examen d’ensemble. La seule voie pour y parvenir et pour permettre des progrès vers la levée des sanctions dont souffre le peuple iraquien est, pour Bagdad, de renoncer sans délai aux mesures injustifiables qu’il a prises les 5 août et 31 octobre.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU