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6 février 2007 - Commission de consolidation de la paix - Débat à l’Assemblée générale : Intervention de M. Nicolas de Rivière, Conseiller politique de la Mission permanente de la France auprès des Nations unies

L’Assemblée Générale dresse le bilan de l’action de la Commission de Consolidation de la Paix un an après sa création.

Madame la Présidente,

Je souhaite vous remercier d’avoir organisé le débat qui nous réunit ce jour. Les interventions des précédents orateurs ont bien montré tous les enjeux qui s’attachent à ce que la Commission de consolidation de la paix réussisse dans sa mission, mais aussi tous les défis qu’elle doit encore relever pour y parvenir. Il est bon, dans cette perspective, que l’Assemblée générale accorde une attention particulière aux travaux de ce nouvel organe, dont il lui reviendra, chaque année, d’évaluer les réalisations et les progrès.

Tout en souscrivant pleinement à la déclaration de la présidence de l’Union européenne, ainsi qu’aux idées qui viennent d’être exposées par ma collègue britannique, j’aimerais évoquer quelques aspects particuliers des travaux de la Commission de consolidation de la paix.

Madame la Présidente,

La valeur ajoutée de la Commission de consolidation de la paix tient à sa capacité d’intervenir sur des problématiques spécifiques aux processus de consolidation de la paix, de manière concentrée et en s’attaquant, étape par étape, aux défis les plus pressants. La participation aux travaux de la Commission de tous les acteurs pertinents sur le terrain est à cet égard fondamentale, je pense en particulier aux Etats de la région, mais aussi aux donateurs institutionnels.

En rendant possible l’identification d’objectifs et de priorités partagés par tous les intervenants, et la coordination de leurs actions selon un calendrier d’engagement durable mais adapté aux priorités immédiates, la Commission de consolidation de la paix peut devenir un outil essentiel pour ancrer les pays en sortie de crise dans la paix et le développement durable.

Avec le Bureau d’appui à la consolidation de la paix, le fonds de consolidation de la paix, destiné à agir comme un catalyseur, constitue un outil important pour assurer que l’action de la Commission se concentre sur les priorités immédiates, comble les lacunes et dégage des résultats concrets. C’est dans cette perspective que je souhaite annoncer aujourd’hui l’intention du gouvernement français de contribuer au fonds pour 1 millions d’Euros.

Au delà des projets financés par le fonds de consolidation de la paix, le travail de la Commission doit aussi déboucher sur une meilleure allocation des ressources et sur une implication renforcée de tous les acteurs, à commencer par les autorités des pays concernés. Celles-ci doivent bien entendu être associées étroitement à la préparation et la conduite des travaux de la Commission.

Je tiens, à cet égard à rendre hommage au travail réalisé par les autorités du Burundi et de la Sierra Leone, en liaison avec les Nations Unies et les autres acteurs.

Pour conclure, ma délégation tient à réaffirmer l’importance qui s’attache à ce que nous puissions collectivement, et à échéance rapprochée, obtenir des résultats concrets, centrés sur les pays examinés. C’est à cette aune, que cette Assemblée devra, le moment venu, évaluer et apprécier les activités de la Commission de consolidation de la paix.

Je vous remercie./.



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