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12 novembre 2010 - Conseil de Sécurité - MINUK / Kosovo - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies



Monsieur le Président,

Je remercie pour leur présence et pour leurs interventions, M. Vuk Jeremic, Ministre des affaires étrangères de la République de Serbie, et Mme Vlora Citaku, Ministre des Affaires étrangères en exercice de la République du Kosovo. Je souhaite aussi saluer naturellement l’action de M. Lamberto Zannier, Représentant spécial du Secrétaire Général, et de l’ensemble des membres de sa mission.


Monsieur le Président,

Près de trois ans après l’indépendance du Kosovo, les institutions de ce jeune pays continuent de se consolider. La démocratie est en marche : la motion de censure adoptée le 2 novembre contre le gouvernement entraîne l’organisation d’élections législatives anticipées le 12 décembre. Nous constatons que le climat politique permet à chacun de s’exprimer, et nous formons donc le vœu que ces élections permettent aux institutions démocratiques de se renforcer. Dans ce contexte, nous regrettons les appels au boycott de ces élections et appelons à soutenir ce processus démocratique dans l’intérêt de toutes les communautés du Kosovo.


Monsieur le Président,

Depuis notre dernier débat, l’Assemblée générale a adopté une résolution qui tire les conséquences de l’avis rendu par la Cour internationale de Justice, à la demande de la Serbie, sur la Conformité au droit international de la déclaration unilatérale d’indépendance des institutions provisoires d’administration autonome du Kosovo. En prenant acte de cet avis, selon lequel " la déclaration d’indépendance du 17 février 2008 n’a violé aucune règle applicable du droit international ", l’Assemblée générale a donc clos un débat qui pesait sur la vie politique des deux pays. La Serbie a reçu la réponse à la question qu’elle avait demandé. Un chapitre a été fermé, celui du dialogue entre les deux Etats doit commencer. L’Union européenne s’est proposée pour la facilitation du dialogue entre la République de Serbie et la République du Kosovo, et l’Assemblée générale s’est félicitée de cette initiative. Il doit débuter dans les meilleurs délais et porter sur divers sujets qui concernent directement la vie des populations, en favorisant la coopération entre les deux pays.

De son côté, la Serbie continue de progresser sur la voie d’un rapprochement européen : le 25 octobre dernier, les 27 ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de confier à la Commission européenne l’examen de la candidature de la Serbie à l’adhésion à l’UE. La France, qui a soutenu cette évolution positive, s’en félicite.


Monsieur le Président,

Sur le terrain, comme le note le Secrétaire général dans son rapport, la situation est " relativement calme ". Même si elle se félicite de l’amélioration générale du climat, la France condamne avec force toute violence, quelles qu’en soient les victimes et les auteurs. Il importe que les autorités kosovares, soutenues par la mission européenne EULEX, poursuivent les auteurs de ces crimes et intensifient les efforts dans ce domaine.

Le Kosovo doit continuer de se concentrer sur ses priorités fondamentales et de progresser vers l’Etat de droit et la bonne gouvernance, au bénéfice de l’ensemble des communautés. Nous espérons que ce sera là l’objectif primordial que se donnera le prochain gouvernement.


Monsieur le Président,

La France continuera d’accorder la plus grande attention à la situation au Kosovo, et à favoriser le dialogue entre la Serbie et le Kosovo et leur rapprochement européen commun.

Je vous remercie./.



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