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13 novembre 2009 - Conseil de sécurité : lutte contre le terrorisme (comités 1267, 1373, 1540) - Intervention de M. Emmanuel Bonne, Conseiller politique, mission permanente de la France auprès des Nations unies

Exposé des Présidents d’organes subsidiaires du Conseil de sécurité

Menaces à la paix et à la sécurité internationales causées par des actes de terrorisme

Monsieur le Président,

Je souhaite tout d’abord vous exprimer la reconnaissance de ma délégation et remercier aussi les Ambassadeurs Vilović et Urbina pour les exposés que vous avez bien voulu nous faire sur les travaux des comités dont vous avez chacun la présidence. Je veux aussi vous remercier pour l’important travail que vous effectuez à la tête de ces comités.

Ma délégation s’associe à la déclaration que prononcera l’ambassadeur de Suède au nom de l’Union européenne.

Nous savons quelle menace le terrorisme représente pour les Etats comme pour les peuples. Il affecte avant tout les populations civiles qui en sont les premières victimes. Il constitue en fait une menace intolérable contre laquelle nous n’avons d’autre choix que de nous unir et d’agir ensemble. La France continuera d’assumer toutes ses responsabilités à cet égard.

Comme les Nations Unies en ont encore récemment fait l’amère expérience, elles sont elles aussi visées en tant que telles. Nous tenons à rendre hommage ici à tous les agents des Nations Unies victimes du terrorisme. Nous avons une pensée particulière pour les femmes et les hommes blessés ou tués à Kaboul le 28 octobre. Nous saluons également la détermination des Nations Unies à ne pas céder au chantage terroriste et à poursuivre leur mission en Afghanistan.

Les Nations unies disposent désormais d’un cadre solide pour lutter contre le terrorisme. Mais nous savons tous que les terroristes s’engouffrent dans les moindres failles du système. C’est la raison pour laquelle il est véritablement essentiel que les comités 1267, 1373 et 1540 puissent, avec l’appui de leurs groupes d’experts respectifs, mettre en œuvre les résolutions correspondantes et bénéficient d’un soutien total de tous les Etats membres des Nations unies.

Monsieur le Président,

S’agissant du Comité 1267, la résolution 1822 a permis d’en améliorer le fonctionnement et les procédures, avec notamment la révision de la liste des personnes et entités soumises à sanctions. Il s’agit d’un immense travail qui permettra que la liste nous donne une idée exacte de l’état de la menace. Nous souhaitons que le renouvellement de la résolution 1822 soit l’occasion de poursuivre ces améliorations. Nous pensons aussi que celles-ci méritent d’être mieux connues du public.

Concernant le Comité contre le terrorisme, son travail de revue de la mise en œuvre de la résolution 1373 est indispensable. C’est pourquoi il doit être bien clair que la résolution 1373 est contraignante et que tous les Etats doivent s’y soumettre. La France a fait sa part.

Certes, certains Etats manquent de moyens pour mettre en œuvre la résolution. Dans ce cas, ils doivent et peuvent bénéficier d’une assistance technique. Je tiens à ce sujet à saluer l’action efficace de la Direction exécutive et la qualité du dialogue qu’elle a su nouer avec les Etats pour les aider à remplir leurs obligations. Je la remercie notamment pour l’organisation de séminaires sur des situations régionales qui correspondent effectivement aux priorités de la lutte contre le terrorisme. A cet égard, il est nécessaire que les travaux du Comité 1373 soient concentrés sur les questions les plus stratégiques et permettent d’avoir une appréciation à la fois précise et dynamique de la situation.

Quelques mots sur la résolution 1540 à présent. Nous savons que le terrorisme NRBC reste une des principales menaces à notre sécurité. Nous nous félicitons à cet égard de la revue générale de la résolution 1540 du 1er octobre dernier, menée sous la présidence du Costa Rica, qui doit servir de base pour les travaux des mois à venir.

Nous devons poursuivre nos efforts en vue d’une mise en œuvre efficace de cette résolution 1540. Cette mise en oeuvre efficace passe par une amélioration du fonctionnement du Comité dont le rôle est crucial dans la coordination des demandes d’assistance. C’est effectivement sur l’assistance que nous devons porter tous nos efforts aujourd’hui. Le groupe de travail du comité 1540, actuellement présidé par la France, s’emploiera à faire avancer concrètement ce dossier : Il s’agira d’améliorer les délais de traitement des demandes, d’améliorer le suivi des offres, et d’avoir des visites spécifiques pour certains pays.

Nous invitons donc tous les Etats qui désirent renforcer leurs outils de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive à formuler une demande d’assistance auprès du Comité. Dans le même temps, nous appelons tous les Etats ayant les capacités nécessaires à apporter leur aide au Comité afin de renforcer la mise en œuvre de la résolution 1540.

Monsieur le Président,

Nous nous félicitons de la création de l’Equipe spéciale contre le terrorisme qui a renforcé les moyens des Nations unies et aide les acteurs de la lutte contre le terrorisme à partager leurs expériences et à définir des priorités communes. Nous pensons que cette équipe spéciale est devenue un outil indispensable de notre dispositif et qu’il convient donc maintenant de l’institutionnaliser.

Pour ce qui nous concerne, nous continuerons à jouer un rôle actif au sein des trois comités, et à tout faire pour que les Nations unies soient plus fortes pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Je vous remercie./.



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