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14 mars 2014 - Conseil de sécurité - Réunion en format Arria : « Le dialogue entre les communautés et la prévention des crimes en RCA » - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Je voudrais remercier tous les participants à cette réunion ainsi que ma collègue nigériane.

L’intervention au Conseil de sécurité des trois plus hautes autorités religieuses de République centrafricaine est un signe d’espoir et un symbole fort. Les violences interreligieuses ne sont pas naturelles en République centrafricaine. Le fait religieux est instrumentalisé pour la conquête du pouvoir. La solution est dès lors politique.

Lorsque les forces africaines et les forces françaises sont arrivées en décembre en République centrafricaine, elles ont réussi à mettre un terme aux massacres qui, dans les nuits qui ont précédé le 5 décembre 2013, avaient couté la vie à des centaines de victimes.

Mais ces forces sont insuffisantes pour rétablir l’ordre dans un pays de 623 000 km2 où il n’y a simplement plus d’Etat.

La communauté internationale doit donc s’engager dans un travail de long terme pour permettre la reconstruction de l’Etat avec nos amis centrafricains. C’est un travail de longue haleine. Comme le disait le représentant de la société civile centrafricaine, il y a encore des Centrafricains qui meurent, de violence mais aussi parce qu’il n’y a plus de soins, il n’y a plus de système hospitalier, les populations ont fui dans la jungle et vivent donc dans des conditions sanitaires extrêmement précaire. C’est donc un travail de long terme, que nous devons faire avec nos amis centrafricains, avec nos amis africains.

Comme l’ont dit tous les intervenants, nous pensons que seules les Nations unies peuvent mettre en place une opération de maintien de la paix qui permettra non seulement de rétablir l’ordre qui est le préalable absolu pour toute autre chose, mais aussi de reconstruire un Etat centrafricain, des écoles, des hôpitaux, des forces de police, des prisons, des tribunaux. Il ne suffit pas de séparer les combattants ; il faut encore punir les criminels.

Cette réunion une étape dans la réalisation par la communauté internationale de la gravité humaine de la crise centrafricaine.

Je vous remercie.

En savoir plus sur la République centrafricaine.



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