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16 juillet 2009 - Conseil de sécurité : Sierra Leone - Intervention de M. Nicolas de Rivière, conseiller politique

Je souhaite tout d’abord remercier Mme Renate Winter, Présidente, ainsi que M. Stephen Rapp, procureur, pour le travail accompli au sein du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.

La gravité des crimes commis au cours de la guerre civile exigeait une réponse à la hauteur des violations perpétrées. Ce qui était en jeu, c’était la lutte contre l’impunité de ceux qui avaient perpétré ces graves violations du droit humanitaire international. C’est pourquoi la France apporte, depuis sa création en 2002, son plein soutien politique à l’action de cette juridiction pénale, établie conjointement par le gouvernement de Sierra Leone et par les Nations Unies.

Le procès de Charles Taylor est exemplaire à cet égard, puisqu’il s’agit du premier procès d’un chef d’Etat inculpé devant la justice internationale alors qu’il était encore en exercice.

Ce procès, qui vient d’entrer dans la phase dite de la défense, est suivi avec passion au Sierra Leone mais aussi et surtout au Liberia. Cela illustre l’imbrication parfois tragique de l’histoire de ces deux pays, ainsi que les facteurs de fragilités qui persistent, notamment au Libéria, et qui ne pourront être réglées que par la population du Libéria.

Dans ce contexte, il est remarquable que les Nations Unies aient réussi à mettre sur pied une approche marquée par une logique régionale puisque le tribunal spécial est gardé, en Sierra Leone, par un contingent qui fait partie de la MINUL. Ceci doit nous encourager à poursuivre dans cette voie, de même d’ailleurs que la transformation du Bureau des Nations Unies au Sierra Leone en bureau intégré, en lien avec l’approche inclusive prônée au sein de la formation-pays de la Commission de consolidation de la paix consacrée au Sierra Leone.

Je comprends des présentations qui nous ont été faites que le Tribunal spécial pour la Sierra Leone aura rempli sa tâche au plus tard en 2011. Le Conseil devra donc se prononcer prochainement sur la stratégie d’achèvement de ses travaux. De ce point de vue, nous souhaitons que la stratégie qui sera retenue soit soutenable financièrement. Les juridictions du Sierra Leone devront être étroitement associées et prendre toute leur part dans la reprise des fonctions résiduelles, tandis que d’autres pays pourraient apporter leur appui pour que les personnes condamnées par le Tribunal purgent leur peine sur leur territoire.



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