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18 mai 2011 - Conseil de sécurité - RDC - Intervention de M. Pierre Sellal, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et européennes



Je remercie chaleureusement les représentants du Gouvernement de la République démocratique du Congo d’avoir accepté notre invitation. Je remercie également le Secrétaire général, la Banque mondiale, le PNUD et l’Union européenne pour leur participation à ce débat.

Je souhaiterais dans mon intervention souligner essentiellement trois messages :

En premier lieu, l’importance d’un dialogue stratégique entre la RDC et les Nations unies.

— A un moment où la RDC entre dans une phase de stabilisation progressive, ce débat est une occasion précieuse de dresser ensemble un bilan des actions menées jusqu’à présent et une analyse des défis à venir.

— A cet égard, le débat d’aujourd’hui s’inscrit dans un processus de dialogue qui doit se poursuivre, tant à New York que sur le terrain. Je salue les efforts du Représentant spécial du Secrétaire général, M. Roger Meece, dans cette voie.

En deuxième lieu, ce dialogue est d’autant plus nécessaire que les autorités congolaises préparent des élections à tous les niveaux, comme monsieur le ministre Tshibanda vous l’a rappelé il y a un instant. Il s’agit d’une étape qui sera essentielle dans le processus démocratique du pays.

— Comme plusieurs membres du Conseil ont eu l’occasion de le dire ce matin, l’organisation d’un processus électoral est un défi majeur qui requiert une attention vigilante si l’on veut garantir que ces élections servent à consolider la paix dans le pays.

— La France sera attentive aux conditions d’organisation des scrutins qui devront être libres, transparents, apaisés et crédibles. Nous souhaitons que les Nations unies et la MONUSCO apportent tout leur appui à ce processus. Cet appui exige de soutenir les efforts de la CENI (Commission électorale indépendante) dans cet objectif : le premier défi, le plus urgent, est celui de l’enregistrement des électeurs.

— Le ministre Tshibanda nous a présenté un calendrier pour l’organisation des élections. Nous saluons ce calendrier. Nous serons attentifs à son respect.

— La France est prête à apporter pour sa part tout son soutien à ce processus. Nous nous sommes d’ailleurs engagés, aux côtés des Nations unies et des autorités congolaises, à former deux bataillons de la police d’intervention rapide à cette fin. Nous appelons d’autres partenaires à contribuer à la formation de la police congolaise.

Enfin, nous somme conscients que la situation en République démocratique du Congo reste fragile. Quatre défis revêtent à cet égard une urgence particulière :

— Neutraliser les activités des groupes armés à l’est
— Mettre en place des forces de sécurité efficaces
— Assainir le secteur de l’exploitation et du commerce des ressources naturelles
— Assurer la protection des civils, en particulier contre les violences sexuelles, et renforcer la lutte contre l’impunité.

En conclusion, la communauté internationale, engagée de longue date pour la paix et la sécurité de la région, est prête à vous soutenir. Nous avons besoin pour cela d’un engagement et d’une direction clairs de votre part sur la poursuite de la transition démocratique. Nous pourrons ainsi bâtir ensemble un partenariat confiant.



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