Twitter Facebook Flickr Youtube RSS Share

22 février 2012 - Conseil de sécurité - Timor Est - Intervention de M. Emmanuel Bonne, conseiller politique de la France auprès des Nations Unies

Je remercie la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour son exposé et salue la présence parmi nous de M. Ramos-Horta, Président de la République démocratique du Timor Est.

Je m’associe à la déclaration que fera le représentant de l’Union européenne.

Monsieur le Président,

Le Timor Est entre dans une phase électorale délicate. Il reviendra aux Timorais eux-mêmes de gérer eux-mêmes cette période. Nous avons des raisons d’être optimistes. La situation est stable et tout porte à croire que les progrès enregistrés sur les plans économiques, institutionnels et sociaux vont se poursuivre. Le transfert de responsabilité en matière de sécurité à la police nationale de Timor Est s’est fait dans de bonnes conditions et sans augmentation de la criminalité.

Toutefois l’histoire doit nous inciter à la prudence. Les Nations Unies et d’autres acteurs internationaux accompagneront donc les autorités de Timor Est dans la préparation des élections présidentielle et législative et se tiennent à leur disposition en cas de besoin.

Timor Est constitue un succès pour les Nations Unies, c’est un succès qui démontre la capacité de notre organisation à accompagner un pays vers la paix et vers la stabilité. Nous tenons, une fois encore, à saluer le travail remarquable effectué par la Représentante spéciale et par tous les agents de la MINUT. Nous souhaitons aussi saluer la maturité politique démontrée par la classe politique timoraise tout au long de ce processus.

Nous souhaitons également vous féliciter, Monsieur le Président, pour la participation de votre pays à une opération de maintien de la paix des Nations Unies. C’est une participation qui fait passer le Timor du statut d’un pays « bénéficiaire » de l’assistance des Nations Unies dans le maintien de la paix au statut d’un pays « contributeur » au maintien de la paix. Nous avons soutenu le New Deal pour l’engagement dans les Etats fragiles adopté à Busan en décembre dernier. Cette initiative est ambitieuse puisqu’elle vise à changer la donne entre pays fragiles et partenaires au développement dans l’esprit d’une « responsabilité mutuelle ». Nous avons pu mesurer à cette occasion le rôle moteur que vous aviez joué Monsieur le Président, le rôle moteur joué par la diplomatie de votre pays au sein du groupe G7+, et nous l’avons apprécié.

Monsieur le Président,

Le départ de la MINUT ne signifie pas que les Nations Unies se désintéressent de Timor Est. Au contraire, l’engagement de la communauté internationale s’inscrit dans la durée. L’Union européenne continuera ainsi son effort en faveur du développement et de la stabilité du pays. L’aide bilatérale française se poursuivra aussi en cohérence avec l’aide multilatérale existante et les priorités définies dans le Plan de Développement Stratégique adopté par les autorités de Timor.

Nous souhaitons que les semaines qui suivront les élections soient l’occasion, pour le nouveau gouvernement du Timor, en coopération avec les Nations Unies et les pays partenaires, de définir le type de présence que notre organisation maintiendra sur place après le départ de la MINUT. Nous espérons que les mois à venir permettront de confirmer l’exemplarité de l’expérience récente au Timor en matière d’opérations de consolidation de la paix.

Je vous remercie.



Bookmark and Share
Bookmark and Share
Rss
Organisation des Nations Unies Présidence de la République France Diplomatie La France à l'Office des Nations Unies à Genève Union Européenne Première réunion de l'ONU