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23 novembre 2009 - Conseil de sécurité : Bosnie-Herzégovine - Intervention de M. Nicolas de Rivière, chargé d’affaires, mission permanente de la France auprès des Nations unies

Merci Monsieur le Président,

Je souhaite en premier lieu remercier le Haut-Représentant pour l’intervention qu’il vient de prononcer et lui dire que nous partageons pleinement son analyse de la situation de la Bosnie-Herzégovine. Je salue également la présence de M. Spiric, Président du Conseil des Ministres de Bosnie-Herzégovine.

La Suède s’exprimera tout à l’heure au nom de l’Union européenne et la France s’associe naturellement à son intervention.

Il y a plus d’un an déjà, la Bosnie-Herzégovine a franchi une étape importante en signant un accord de stabilisation et d’association, qui a confirmé sa vocation à rejoindre l’Union européenne. Nous espérions alors qu’une dynamique positive se mettrait rapidement en place pour confirmer cette perspective européenne.

Mais nous constatons aujourd’hui avec regret que les divisions politiques persistent.

Monsieur le Président,

La France reste optimiste. Le processus de Prud, l’an dernier, avait ouvert la voie à des solutions. A présent, le processus de Butmir engagé par l’Union européenne et les Etats-Unis ouvre des perspectives bien réelles.

La communauté internationale ne pourra régler les problèmes de la Bosnie-Herzégovine à la place de ses dirigeants et de sa population. C’est à eux qu’il revient de faire preuve du courage politique qu’il faut pour trouver des compromis et se tourner vers l’avenir.

La communauté internationale, l’Union européenne en particulier, est mobilisée et continue à suivre attentivement la situation. Nous saluons à cet égard l’adoption de la résolution 1895 qui a prolongé pour un an le mandat de l’EUFOR. Il s’agit là d’une contribution essentielle de l’Union européenne au service de la Bosnie-Herzégovine.

Monsieur le Président,

Notre réunion d’aujourd’hui aurait pu être l’occasion de constater assez de progrès pour annoncer la fermeture du Bureau du Haut représentant et passer à une nouvelle étape puisque l’Union européenne est prête à assumer encore davantage de responsabilités.

Mais les 5 conditions et 2 objectifs ne sont toujours pas remplis. J’en reviens donc à la nécessité que les dirigeants de la Bosnie-Herzégovine s’entendent enfin sur un compromis. Celui-ci est à leur portée. Il leur revient donc de prendre toutes leurs responsabilités. La communauté internationale les y engage.

Je vous remercie Monsieur le Président./.



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