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23 octobre 2009 - Conseil de sécurité : Timor-Est - Intervention de M. Nicolas de Rivière, représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Le représentant permanent de la Suède prononcera tout à l’heure une intervention au titre de l’Union européenne, à laquelle la France s’associe. Permettez-moi d’apporter quelques observations complémentaires.

Je souhaite d’abord saluer la présence parmi nous du vice-Premier ministre timorais, M. Jose Luis Gutteres, et lui adresser les félicitations de la France pour le succès des commémorations du dixième anniversaire du referendum d’auto-détermination de 1999. Cet anniversaire est l’occasion de mesurer le chemin impressionnant parcouru par le pays sur la voie de l’indépendance, de la démocratie et de la prospérité.

Ce succès est d’abord à mettre au crédit de la population et des responsables politiques timorais. Il n’aurait cependant pas été possible sans l’engagement de la communauté internationale.

A cet égard, je voudrais rendre hommage, pour sa dernière apparition devant le Conseil de sécurité, au Représentant spécial du Secrétaire Général. Au cours des nombreuses années qu’il a passées au Timor oriental M. Atul Khare n’a cessé d’œuvrer aux côtés et au service de la population. Il a, par son action discrète mais efficace en soutien des autorités, accompagné l’émergence du nouvel Etat sur la scène internationale.

Permettez moi aussi de souligner le rôle très positif joué par les pays voisins, en particulier l’Indonésie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont le soutien a contribué à maintenir la stabilité dans le pays.

Monsieur le Président,

La consolidation des progrès accomplis prendra du temps. Les événements de 2006 ont montré les conséquences d’un retrait précipité de l’ONU. La présence rassurante de la MINUT et des forces de sécurité internationales continuera donc à constituer un élément essentiel de la stabilité dans l’avenir proche.

Nous sommes satisfaits que l’action de la MINUT s’inscrive, comme vient de l’expliquer M. Khare, dans une stratégie de moyen terme, visant à l’appropriation progressive par les Timorais des tâches assumées aujourd’hui par l’ONU. S’agissant en particulier des transferts des compétences de maintien de l’ordre dans les districts, il sera possible dans 6 mois de faire un premier bilan et d’en tirer les conclusions pour l’évolution du mandat, du format et de la composition de la Mission.

Nous nous réjouissons à cet égard de l’envoi prochain d’une mission d’évaluation technique au Timor oriental, qui répond au souci commun du Conseil de sécurité et du Secrétaire Général d’assurer un meilleur suivi des opérations de maintien de la paix, en particulier en matière de police. Cela permettra aussi une mise à jour des documents de planification de la Mission, comme la résolution 1867 l’a demandé.

Monsieur le Président,

Le Secrétaire général a souligné à juste titre dans son rapport l’importance qui s’attache à la lutte contre l’impunité pour les crimes commis dans le passé, condition d’une réconciliation durable. Nous partageons les préoccupations exprimées par le Représentant spécial et réitérons notre soutien à l’action de la MINUT en soutien du Procureur Général du Timor oriental, notamment à travers l’équipe d’enquête sur les crimes graves.

Je vous remercie./.



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