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5 décembre 2011- Renforcement du régime de sanctions à l’encontre de l’Erythrée - Explication de vote de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France aux Nations unies.

Monsieur le Président,

Il y a deux ans, en décembre 2009, le Conseil de Sécurité a adopté la résolution 1907 qui a mis en place un régime de sanctions concernant l’Erythrée. Ces sanctions ont été décidées en raison du soutien apporté par l’Erythrée aux groupes armés qui déstabilisent la Somalie, ainsi qu’en raison de son refus de s’engager dans un dialogue constructif pour résoudre son différend frontalier avec la République de Djibouti.

Depuis deux ans, en dépit des appels de la communauté internationale, les autorités de l’Erythrée n’ont pas répondu aux attentes du Conseil de Sécurité.

Au contraire, les informations contenues dans le dernier rapport du panel d’experts du comité de sanctions constituent une source de préoccupation. Il en ressort notamment que l’Erythrée continue de mener des activités de déstabilisation dans plusieurs Etats de la Corne de l’Afrique. Par ailleurs, l’Erythrée n’a pas fait preuve de la bonne foi et de la volonté nécessaires pour trouver une solution pacifique au conflit frontalier avec la République de Djibouti. Elle n’a même rien fait pour résoudre la question des prisonniers de guerre, ce qui constitue une violation du droit humanitaire international.

En l’absence de gestes constructifs de la part de l’Erythrée, et alors que nous avons entendu ce matin les préoccupations exprimées au plus haut niveau par les Etats de l’IGAD, un renforcement progressif du régime des sanctions est justifié. C’est l’objet de la résolution présentée par le Gabon et le Nigéria que nous remercions d’avoir représenté l’Afrique dans cette crise africaine.

Nous avons veillé à ce que cette résolution n’ait pas d’impact sur la population érythréenne. Son texte marque la préoccupation de la communauté internationale à l’égard des activités des autorités érythréennes qui violent le droit international et les décisions du Conseil de Sécurité, et vise ainsi à les faire cesser.

Monsieur le Président,

Les sanctions décidées par le Conseil de Sécurité sont réversibles. Pour cela, nous appelons l’Erythrée à s’engager sans tarder dans la voie de l’ouverture. Ce qui requiert de mettre un terme aux activités de déstabilisation des pays voisins et de reprendre un dialogue résolu et de bonne foi avec ses voisins notamment avec la République de Djibouti, sous les auspices de la médiation de l’Etat du Qatar.

Je vous remercie Monsieur le Président.


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