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5 février 2010 - Conseil de Sécurité - Réunion sur l’OSCE - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Je souhaiterais saluer la présence parmi nous du Président en exercice de l’OSCE, M. Kanat Saudabayev, Ministre des Affaires étrangères de la République du Kazakhstan et Secrétaire d’Etat, le remercier pour son intervention et lui dire que nous partageons pleinement sa conception de la relation entre l’OSCE et les Nations unies, dont nous souhaitons le renforcement.

La France soutient en particulier le dialogue engagé sur l’avenir de la sécurité européenne dans le cadre du processus de Corfou évoqué par le Président en exercice de l’OSCE. Le président de la république Nicolas Sarkozy a, à plusieurs occasions, exposé la position de la France : nous souhaitons que ce processus aboutisse à une amélioration de la sécurité de l’Europe, tant de ses Etats que de ses citoyens, en y associant tous les pays concernés de Vancouver à Vladivostok. Les idées contenues dans le projet de traité sur la sécurité européenne diffusé par la Russie le 30 novembre constituent une contribution intéressante à ce débat. Les questions que ce texte soulève correspondent à celles qui sont en cours d’examen dans le cadre du processus de Corfou dans le respect du droit de chaque Etat à choisir la manière d’assurer sa sécurité.

A ce titre, la France soutient pleinement la proposition qui vient d’être faite d’un Sommet de l’OSCE dans le courant de cette année. Celui-ci doit avoir pour objectifs la réaffirmation de la validité des engagements d’Helsinki, de démontrer notre volonté commune de prévenir et résoudre les conflits par la coopération, de garantir le respects des droits de l’homme et enfin de nous engager dans la lutte contre les nouvelles menaces communes. La logique de deux blocs qui s’affrontent est loin derrière nous, mais les crises persistent. L’OSCE doit être présente pour les résoudre et en éviter d’autres, nous devons travailler au plus haut niveau pour déterminer une architecture renouvelée de sécurité à laquelle participent les autres organisations concernées, notamment l’OTAN et l’UE.

L’OSCE joue un rôle essentiel de stabilisation aux frontières de l’Afghanistan, notamment en formant des gardes-frontières afghans. C’est un bon exemple de coopération réussie entre cette organisation et les Nations unies, ce sera aussi, nous l’espérons, un bon exemple de ce que pourra apporter la présidence kazakhstanaise de l’OSCE à la région. C’est dans sa conception globale de la sécurité et de la coopération que l’OSCE trouve toute sa valeur. Je salue à cet égard l’engagement de la présidence kazakhstanaise à considérer la dimension humaine de l’OSCE comme une des priorités de son agenda. Le Bureau des Institutions démocratiques et des Droits de l’homme doit pouvoir continuer à jouer un rôle essentiel, en particulier en matière d’observation des élections. Son autonomie fait sa force, elle doit être préservée.

Enfin, l’OSCE doit veiller à travailler en étroite coordination avec les autres organisations internationales et régionales. La venue de la présidence kazakhstanaise devant le Conseil de sécurité constitue une démonstration de la vitalité de la coopération entre l’ONU et l’OSCE, dont la France se félicite./.



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