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9 septembre 2009 - Conseil de sécurité : Haïti - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Madame la Présidente,

Je vous remercie d’avoir organisé ce débat sur la situation en Haïti et l’action de la MINUSTAH. Ce débat contribue à maintenir l’attention internationale sur la situation de ce pays. Le nombre exceptionnel de délégations qui prendront part au débat aujourd’hui, en particulier d’Etats de la région dont le rôle est essentiel, montre l’intérêt large suscité par ce dossier.

Je souhaite aussi remercier Mme Pierre-Louis, Premier ministre de la République d’Haïti, pour son exposé et l’assurer que nous l’avons écouté avec beaucoup d’attention et naturellement, provenant de la France, beaucoup de sympathie.

Madame la Présidente,

La France s’associe pleinement à la déclaration qui sera prononcée tout à l’heure par la Suède au nom de la présidence de l’Union européenne. Permettez-moi seulement d’ajouter quelques commentaires à titre national.

Cela a été déjà souligné avant moi, au cours des dernières années Haïti a connu des progrès importants, au prix de nombreux efforts consentis par la communauté internationale, mais également par le gouvernement et le peuple d’Haïti.

Ces progrès sont le fruit de la mobilisation constante de la communauté internationale, illustrée par le soutien unanime du Conseil de sécurité à l’action de la MINUSTAH, soutien que nous renouvellerons bientôt. Je tiens à saluer l’engagement continu et opiniâtre du Secrétaire général des Nations unies. Je veux aussi saluer l’action remarquable de M. Annabi, le Représentant spécial du Secrétaire général.

Nous savons tous à quel point il est difficile de maintenir l’attention de la communauté internationale sur tel ou tel pays, tant les crises se multiplient malheureusement à travers le monde. Alors que peu à peu la situation s’améliore en Haïti, certains pourraient être tentés de baisser la garde. Au contraire, c’est dans cette phase vertueuse que nous devons renouveler nos efforts. L’action déterminée de M. Clinton en faveur d’Haïti, son engagement généreux, ont déjà produit des résultats. Ils méritent d’être soutenus : l’amélioration des conditions de sécurité doit permettre d’amplifier la mobilisation internationale, d’encourager les investisseurs, comme l’a souligné le Premier Ministre d’Haïti, et d’encourager également les ONG à s’engager pour aider la société haïtienne à prendre pleinement en mains son destin.

Car c’est à la reconstruction de l’Etat haïtien, au développement économique et social que nous devons aujourd’hui consacrer nos efforts.

La France se réjouit donc de la mobilisation résolue de la communauté internationale sur le plan économique et financier. La conférence de Washington a manifesté le soutien des bailleurs de fonds internationaux et a permis de mobiliser des fonds ainsi que de l’aide budgétaire. L’accès d’Haïti au point d’achèvement de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) en juin permet de substantielles annulations de dette. Le Club de Paris, en juillet dernier, a annoncé un très important effacement de dettes des créanciers bilatéraux, dont la France.

Madame la Présidente,

Dans cette entreprise le rôle des Nations unies est évidemment crucial. La MINUSTAH joue un rôle essentiel dans le domaine de la stabilisation. Les agences des Nations unies présentes sur place, sous la supervision du Représentant spécial du Secrétaire général, contribuent au développement économique et social.

Mais la responsabilité ultime du succès repose sur les épaules du gouvernement d’Haïti et du peuple haïtien. Donc c’est au gouvernement d’Haïti et au peuple haïtien que nous devons apporter notre plein aide, notre soutien, dans leur combat difficile et courageux.

Ils peuvent compter sur nous, ils peuvent compter sur la France naturellement, qui est attachée à Haïti par des liens historiques, culturels et humains que nous n’oublions pas. La France participe à la MINUSTAH, elle est sur le terrain, et elle a augmenté récemment son aide, en particulier après les ouragans dévastateurs de l’an dernier.


Madame la Présidente,

Il est de notre responsabilité collective de continuer à appuyer les efforts des autorités haïtiennes en vue de la stabilisation du pays, du renforcement des institutions démocratiques et du développement durable. Les Nations unies et les autorités haïtiennes doivent poursuivre le travail engagé. La France continuera d’apporter son soutien aux Nations unies comme au gouvernement haïtien.

Je vous remercie./.



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