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5 mai 2009 - Conseil de sécurité - Népal - Intervention de M. Jean-Pierre Lacroix, représentant permanent adjoint de la Mission permanente de la France auprès des Nations unies

Ma délégation tient tout d’abord à remercier Mme Landgren pour sa présentation de la situation au Népal, et notamment des éléments sur les développements récents. Ces développements sont préoccupants. La crise actuelle entre le Gouvernement et l’Armée, qui a conduit à la démission du premier ministre Prachanda, constitue un sujet d’inquiétude. Le risque de remise en cause de l’ensemble du processus de paix n’est pas négligeable. Cela est d’autant plus regrettable que nous avions observé récemment des avancées, limitées mais réelles, dans le processus de paix, avancées auxquelles il est fait référence dans le rapport du Secrétaire Général. Il est d’autant plus important, dans ce contexte, que le CSNU envoie un message aux parties népalaises les appelant au compromis et à la coopération pour faire avancer le processus de paix. En ce sens, le projet de déclaration présidentielle présenté par le Royaume-Uni recueille notre soutien.

Nous avons pris note des déclarations officielles népalaises selon lesquelles les conditions seraient réunies pour l’achèvement du mandat de la MINUN en juillet. Nous souhaiterions qu’il en soit ainsi mais cela nous paraît assez peu réaliste, au vu de l’avancement du processus de démobilisation des ex-combattants maoïstes et de la crise politique actuelle.

Ceci étant, les parties népalaises doivent être conscientes que la MINUN ne restera pas éternellement. Elles ont demandé l’appui des Nations unies au processus de paix, mais elles doivent de leur côté faire face à leurs responsabilités pour faire avancer ce processus, en particulier en ce qui concerne la réintégration des anciens combattants maoïstes.

Nous attendons toujours que l’engagement du gouvernement à libérer enfin les mineurs retenus dans les camps maoïstes se traduise dans les faits aussi rapidement que possible. Le blocage n’est pas tolérable, alors qu’une solution serait techniquement réalisable dans un délai bref.

Pour conclure, nous restons disposés à soutenir le maintien d’une présence onusienne plus légère en appui au processus de paix, sous une forme ou une autre, si le Gouvernement népalais le jugeait opportun./.



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