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Les entreprises françaises et l’ONU

1. Les Nations unies : une opportunité pour les entreprises françaises

2. L’initiative du Pacte mondial ou Global Compact

3. Contacter le pôle commercial de la Mission Permanente

4. Déclarations de la France à l’ONU




1. Les Nations unies : une opportunité pour les entreprises françaises Retour à la table des matières


Les achats de la "sphère onusienne", à savoir l’Organisation des Nations unies en tant que telle et les nombreux Fonds, Agences et Programmes qui, tels le PNUD ou l’UNICEF, la complètent, ont représenté un montant de 14,3 milliards de dollars US en 2011, dont près de 3 milliards liés aux Opérations de Maintien de la Paix (OMP). Ces dernières années, l’Organisation des Nations unies a vu ses mandats se multiplier afin de répondre aux instabilités politiques mais aussi aux catastrophes naturelles et humanitaires dans le monde. Cela explique la progression de plus de 40% des achats entre 2006 et 2011. L’ampleur des OMP déployées sur mandat du Conseil de sécurité implique une augmentation conséquente de leur budget et des effectifs qui tendent néanmoins à se stabiliser (7,8 milliards de dollars US et 94 000 personnels respectivement pour l’exercice en cours).



Forte progression des achats, en grande partie due aux Opérations de Maintien de la Paix

Des achats onusiens caractérisés par un équilibre entre biens et services et par une externalisation croissante des prestations de service

Les marchés de l’ONU sont passés dans le cadre de procédures transparentes et concernent tous types de biens et services (à l’exception des produits de luxe) concourant à l’action des Nations unies dans ses trois métiers de base que sont le maintien de la paix, le développement et l’aide humanitaire et d’urgence. Les prestations de services constituent un peu plus de 50 % des commandes passées par les Nations unies : il s’agit notamment de services de télécommunications, de prestations de conseil et de services de transports. Parallèlement, les produits alimentaires et pharmaceutiques, les véhicules, les produits liés aux technologies de l’information et de la communication etc. comptent parmi les biens les plus communément achetés.

Plus des trois quarts des achats sont réalisés par quatre entités

Quatre grandes entités réalisent le plus gros des achats. Le Département des Achats (UNPD) du Secrétariat général, basé à New York, est ainsi le premier acheteur du système, à l’initiative de 22 % du total. Il est notamment en charge d’une grande part de l’approvisionnement des OMP et gère naturellement les achats courants du Secrétariat : informatique, fournitures, transports, restauration, etc. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), basé à Rome, effectue près de 18% des achats. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF), dont les sièges sont à New York, sont, pour leur part, à l’origine de respectivement 19% et15% des acquisitions du système.



La France, septième fournisseur du système des Nations unies

Le dynamisme des entreprises françaises sur ces marchés place la France au rang du 7ème fournisseur des Nations unies, derrière les Etats-Unis, la Suisse, l’Inde et la Russie, avec une part de marché de 3,1% (436,7 millions de dollars US). Nos ventes se composent principalement de vaccins, produits pharmaceutiques, véhicules, produits alimentaires et compléments de nutrition, systèmes de traitement d’eau mais aussi de services financiers et d’assurance, de consultance et de transport. Elles restent majoritairement le fait de grandes entreprises, qui travaillent de longue date avec les Nations unies. Cependant, un nombre croissant de PME, dont certaines sont positionnées depuis longtemps sur des créneaux spécialisés, tire également son épingle du jeu.

Vendre aux Nations unies : une démarche de long terme

Dans un souci d’efficacité, les entreprises désireuses d’accéder à ces marchés doivent inscrire leur démarche dans la durée et bien préparer leur approche commerciale à destination des Nations unies, même si les règles générales sont globalement très similaires. En dessous d’un certain seuil -fluctuant en fonction des agences- les achats peuvent être délocalisés et effectués par les équipes sur le terrain. L’entreprise en prospection commerciale doit donc bien étudier les secteurs d’activités de chaque agence afin d’identifier celles qui seront les plus susceptibles d’être intéressées par les biens ou services qu’elle propose. Elle devra ensuite s’enregistrer en ligne auprès de l’UNGM, portail Internet commun à une vingtaine d’agences, qui lui permet, une fois l’enregistrement validé, de se faire reconnaitre comme fournisseur potentiel du système et éventuellement de recevoir des sollicitations directes des Nations unies. Elle doit enfin élaborer une stratégie d’approche des acheteurs afin de faire connaitre ses produits, tout en effectuant une veille des appels d’offres publiés sur le site de l’UNGMmais aussi sur les sites de chaque Agence, Fonds et Programme susceptibles de l’intéresser.

2. L’initiative du Pacte mondial ou Global Compact Retour à la table des matières


Global Compact, un engagement fort pour le développement de l’éthique dans la sphère économique

L’initiative " Pacte mondial ", ou " Global Compact ", a été lancée en 1999 par Kofi Annan, alors Secrétaire général de l’ONU, en vue d’encourager l’implication du secteur privé dans la promotion d’un développement éthique. Les entreprises adhérant à Global Compact doivent souscrire à 10 principes généraux relevant des droits de l’homme, des normes du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption. Elles doivent par ailleurs attester chaque année de leurs efforts pour la promotion de ces principes dans le cadre de leur activité.

L’adhésion à Global Compact, un atout pour travailler avec les Nations unies

Les services des achats des Nations unies soutiennent cette initiative en affirmant dans leur rapport statistique annuel le principe " d’acheter pour un monde meilleur ". Les entreprises intéressées par les marchés de l’ONU doivent être conscientes de l’attachement croissant des organisations de la sphère onusienne à ces principes.

En 2011, plus de 18% des achats des agences onusiennes ont été réalisés auprès d’entreprises ayant adhéré à Global Compact, soit une augmentation de 6 points par rapport à 2006. Le nombre de fournisseurs de l’ONU ayant adhéré au Pacte mondial a doublé en cinq ans pour atteindre les 7 000 membres.

Pour tout renseignement complémentaire, les sociétés françaises peuvent consulter le site du Pacte Mondial

3. Contacter le pôle commercial de la Mission Permanente Retour à la table des matières

Un interlocuteur privilégié pour aborder les marchés des Nations unies

La proximité avec les responsables des achats ainsi que la connaissance des mécanismes et usages du système onusien font du Pôle Commercial de la Mission Permanente de la France à New York un interlocuteur privilégié pour les entreprises souhaitant travailler avec les Nations unies. Il peut vous guider et vous accompagner dans les différentes étapes de votre prospection et de vos relations avec les acheteurs de l’ONU.

Des séminaires pour entrer en contact avec les acheteurs des Nations unies

Le Service économique, en coopération avec Ubifrance et l’European Union Procurement Forum (EUPF), organise également des séminaires d’information en France et aux Etats-Unis sur les marchés publics de l’ONU. Ces séminaires sont l’occasion d’entretiens individuels avec des personnes en charge des achats au sein des différentes agences, fonds et programmes de la sphère onusienne.


Contacts :

Michel LALLEMAND

Conseiller Economique et Commercial

Email : michel.lallemand@dgtresor.gouv.fr

Tél : + 1 (212) 702-4984

Fax : + 1 (212) 486-9120

Sabine PERY

Accueil et orientation

Email : sabine.pery@dgtresor.gouv.fr

Tél : + 1 (212) 702-4954

Fax : + 1 (212) 486-9120

Adresse :

1 Dag Hammarskjold Plaza
245 East 47th Street, 44th Floor
New York, NY 10017

4. Déclarations de la France à l’ONU Retour à la table des matières

- 23 juin 2010 - Sommet des dirigeants du Pacte mondial - Intervention de M. Gilles de Robien, ambassadeur chargé de la cohésion sociale

(Mars 2013)









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