Déclaration du Porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes
La France se réjouit de l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité, à l’initiative de la Russie, de la résolution 1918 qui demande au Secrétaire général des Nations unies de produire, dans un délai de trois mois, un rapport sur les "options possibles pour mieux parvenir à poursuivre et incarcérer les personnes responsables d’actes de piraterie".
Le jugement, la détention et l’incarcération des pirates appréhendés dans le cadre des opérations navales sont indispensables pour renforcer le caractère dissuasif de la répression des actes de piraterie.
C’est pourquoi, parallèlement aux travaux menés par le Conseil de sécurité, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont abordé à la demande de Bernard Kouchner, lors du Conseil Affaires étrangères du 26 avril, la question du transfert des pirates appréhendés par l’opération Atalante. Catherine Ashton a souligné avec force son intention de s’impliquer auprès des pays de la région, pour améliorer et élargir les possibilités de transfert existantes.
Nous saluons à cet égard les efforts du Kenya et des Seychelles pour juger et incarcérer les pirates appréhendés. Nous appelons les Etats de la région, dans la perspective d’un juste partage des responsabilités au niveau régional, à s’y engager.