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28 mars 2013 - Conseil de sécurité - République démocratique du Congo/MONUSCO - Intervention de M. Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies

Monsieur le Président,

Nous nous félicitons de l’adoption à l’unanimité de la résolution 2098, que la France a soumis au Conseil de Sécurité.

La résolution vient compléter l’Accord-cadre régional signé le 24 février dernier et établit un lien entre les engagements politiques des Etats de la région d’une part, et la situation sur le terrain à l’Est de la RDC d’autre part.

Le contenu de la résolution reprend les recommandations formulées par le Secrétaire général dans son rapport. Le contenu de la résolution répond aussi aux attentes des Etats et des organisations internationales de la région.

Monsieur le Président,

Sur le plan politique, la résolution rappelle la nécessité pour les Etats signataires de l’Accord-cadre de mettre en œuvre les engagements auxquels ils ont souscrit.

La résolution appelle la nouvelle Envoyée spéciale du Secrétaire général pour les Grands lacs, Mme Robinson, dont la France a salué la désignation il y a quelques jours, ainsi que le Représentant spécial pour la RDC et chef de la MONUSCO, à informer le Conseil de Sécurité de l’état de mise en œuvre des engagements de l’Accord-cadre.

En cas de violations des engagements, le Conseil de Sécurité souligne qu’il se tient prêt à prendre les mesures nécessaires.

Sur le terrain, la résolution propose des mesures nouvelles pour réduire la menace que représentent les groupes armés sur les populations civiles.

La résolution permet, pour la première fois, le déploiement d’une « brigade d’intervention » dotée d’un mandat offensif afin d’empêcher l’expansion de groupes armés, les neutraliser et les désarmer, en vue de permettre enfin une stabilisation de l’Est de la RDC.

La résolution clarifie par ailleurs que la MONUSCO est chargée, notamment à l’aide de drones, d’assurer l’observation de la frontière orientale de la RDC, à travers laquelle transitent des armes et équipements en violation de l’embargo actuel.

Ces tâches ne changent toutefois pas le cœur du mandat de la MONUSCO, qui demeure avant tout une opération de maintien de la paix, dont la tâche prioritaire reste la protection des civils.

La préoccupation de protection des civils imprègne l’ensemble des dispositions du texte.

S’agissant des activités de la brigade d’intervention, la résolution souligne que la MONUSCO doit veiller à contenir les menaces contre les civils avant, pendant et après toute opération militaire.

La MONUSCO continuera par ailleurs de veiller au respect des droits de l’Homme en RDC. L’observation des droits de l’Homme figure toujours au cœur de son mandat.

En ce qui concerne la brigade d’intervention, elle devra impérativement opérer dans le plein respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme, et respecter bien sûr la politique de diligence voulue de l’ONU en matière de droits de l’Homme.

La MONUSCO peut également contribuer à la stabilisation de la situation en RDC en arrêtant ceux qui commettent des atrocités contre les civils et qui sont recherchés, notamment par la justice pénale internationale. C’est pourquoi ce nouveau mandat demande désormais que la MONUSCO soutienne, mais surtout travaille avec les autorités congolaises et la Cour Pénale Internationale pour arrêter ces criminels.

Je vous remercie.


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