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3 avril 2014 - Communiqué du "Core Group" des Amis du peuple syrien

Les 11 pays membres du groupe des Amis de la Syrie mettent en garde, dans un communiqué adopté ce jour, contre la parodie de démocratie que constituerait une élection présidentielle organisée par et pour Bachar al-Assad.

"Le Core Group des Amis du peuple syrien – réunissant l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, les Emirats-arabes-unis, les Etats-Unis, la France, l’Italie, la Jordanie, le Qatar, le Royaume-Uni et la Turquie – continue à soutenir les efforts de médiation entre les deux parties du Représentant spécial conjoint, M. Brahimi, en vue d’une solution politique négociée, et appelle le régime syrien à cesser de faire obstruction au processus de Genève en endossant clairement tous les éléments du Communiqué de Genève, entériné par les résolutions 2118 et 2139 du Conseil de sécurité et réaffirmé par les Nations Unies et la communauté internationale lors de la conférence de Montreux.

Comme indiqué précédemment par le Core Group des Amis du peuple syrien en janvier 2014 et récemment par le Représentant spécial conjoint M. Brahimi, toute décision unilatérale du régime syrien d’organiser une élection présidentielle serait totalement contradictoire avec l’exigence du Communiqué de Genève de mettre en place un organe transitoire de gouvernement pour superviser des réformes constitutionnelles permettant des élections libres et sincères dans un environnement neutre. Une élection organisée par le régime Assad serait une parodie de démocratie, signerait le rejet par le régime de la base des pourparlers de Genève, et approfondirait la partition de la Syrie.

Les manœuvres récentes du régime Assad visant à préparer le terrain pour la tenue d’une élection présidentielle dans les mois à venir, notamment par la promulgation d’une nouvelle loi électorale, sont dépourvues de toute crédibilité. Bachar al-Assad a l’intention d’utiliser cette élection pour pérenniser son pouvoir dictatorial. Une telle élection serait organisée alors que le conflit continue de faire rage, exclusivement dans les zones contrôlées par le régime, et alors que des millions de Syriens seraient privés du droit de vote, déplacés ou dans des camps de réfugiés. Un processus électoral conduit par Bachar al-Assad, dont les Nations Unies considèrent qu’il a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’Humanité, est une injure faite à toutes les victimes innocentes du conflit.

La meilleure issue à la crise syrienne est une solution politique fondée sur la pleine mise en œuvre du Communiqué de Genève. Cela nécessite que le régime syrien accepte l’ordre du jour et la séquence proposés par le Représentant spécial conjoint, M. Brahimi, comme condition de la reprise des négociations : (I) violence et terrorisme, (II) organe transitoire de gouvernement, (III) institutions nationales et (IV) réconciliation nationale. Comme l’a indiqué le Représentant spécial conjoint, M. Brahimi, la violence et le terrorisme d’une part, l’organe transitoire de gouvernement d’autre part doivent être discutés en parallèle et il doit y avoir un véritable engagement en faveur de la mise en place de cet organe. "



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