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30 août 2011 - Journée internationale des personnes disparues - Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes

Paris, le 30 août 2011 Retour à la table des matières



Nous célébrons aujourd’hui 30 août la 28e Journée internationale des personnes disparues, la première depuis l’entrée en vigueur le 23 décembre 2010 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, aboutissement d’un long processus depuis l’adoption de la première résolution portée par la France devant l’Assemblée générale des Nations unies en 1979.


La Convention constitue un instrument essentiel dans la lutte contre l’impunité et la protection des droits de l’Homme. Elle incrimine le fait, pour un Etat, ou à son instigation, de faire disparaître une personne sans que l’on puisse connaître son sort. Elle interdit les lieux de détention forcée et renforce les garanties de procédure entourant la mise en détention.



A ce jour, 29 Etats sont parties à la Convention et 62 autres ont déjà signé cet instrument essentiel dans la lutte contre l’impunité. Les premiers membres du comité contre les disparitions forcées institué par la Convention ont été élus le 31 mai 2011 et tiendront leur première réunion du 8 au 11 novembre prochain à Genève. Ils renforceront utilement le travail que réalise depuis 30 ans le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires.



Pourtant, les disparitions forcées restent en 2011 une réalité trop fréquente comme en témoignent les travaux du groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires, créé en février 1980, et qui a recensé plus de 1800 nouveaux cas durant les cinq dernières années, dont plus d’une centaine dans 22 pays en 2010. L’objectif est de parvenir à l’interdiction effective de tous les lieux de détention secrets, de la pratique des rétentions hors des procédures légales et le droit à la vérité et à une indemnisation, pour tous, les victimes et leur famille.



La France continue d’œuvrer à l’universalisation de la Convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et appelle tous les pays signataires à ratifier la Convention.



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