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4 février 2012 - Syrie - Déclarations officielles

Communiqué de la Présidence de la République

Elysée, le 4 février 2012


Le président de la République déplore vivement qu’en raison du vote de deux membres permanents et malgré le soutien des 13 autres membres, le Conseil de sécurité n’ait pu, pour la seconde fois, s’exprimer sur la situation en Syrie.

Depuis mars 2011 le régime de Damas n’a répondu à l’aspiration légitime du peuple syrien à la liberté et à la démocratie que par une répression féroce et des promesses sans lendemain.

La tragédie syrienne doit cesser. L’usage massif de la force armée contre des civils, le recours généralisé à la torture, les violences exercées contre des centaines d’enfants sont révoltants. Ceux qui ordonnent, commettent ou laissent commettre de tels crimes contre l’humanité devront en répondre. Les États qui empêchent le Conseil de sécurité de condamner ces actes encouragent le régime syrien à persévérer dans sa politique cruelle et sans issue.

Prenant ses responsabilités, la Ligue des États arabes a adopté le 22 janvier un plan qui pourrait permettre de mettre fin aux violences, de donner la parole au peuple syrien à travers des élections et au président Bachar Al-Assad de s’effacer tout en préservant les structures de l’État afin d’éviter au pays de sombrer dans la guerre civile.

C’est ce plan raisonnable que treize des quinze membres du Conseil de sécurité souhaitaient soutenir. La France ne se résigne pas. Elle se concerte avec ses partenaires européens et arabes afin de créer un « Groupe des Amis du peuple syrien » qui aura pour objectif d’apporter tout l’appui de la communauté internationale à la mise en œuvre de l’initiative de la Ligue Arabe.

***


Déclaration de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes


Paris, le 4 février 2012


Treize membres du Conseil de Sécurité sur quinze ont voté aujourd’hui un projet de résolution qui condamnait la répression du régime syrien contre son peuple et qui apportaient le soutien de la communauté internationale au plan de paix de la Ligue Arabe.

Deux membres du Conseil de Sécurité ont fait un autre choix. En opposant leur véto, ils empêchent l’expression de la communauté internationale et la mobilisation du Conseil de Sécurité pour un règlement pacifique de cette tragédie. Ces deux pays portent une terrible responsabilité aux yeux du monde et du peuple syrien.

La France ne restera pas les bras croisés face au martyr du peuple syrien. Elle va redoubler d’efforts et prendre de nouvelles initiatives pour appuyer les Syriens dans leur juste combat pour la liberté et la démocratie.

La France, avec ses partenaires, va se mobiliser pour rassembler les amis du peuple syrien autour de la Ligue Arabe afin d’appuyer le plan que celle-ci a proposé, qui demeure la seule voie pour sortir de l’impasse, pour faire cesser la violence et pour permettre aux Syriens de construire leur démocratie.


En savoir plus sur la crise en Syrie.



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