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Attribution du prix Nobel de la paix à Mmes Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowee et Tawakkul Karman - Déclaration de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes

Paris, le 7 octobre 2011 Retour à la table des matières



C’est avec joie que j’ai appris l’attribution du Prix Nobel de la Paix à trois femmes d’exception, inlassables militantes de la paix et de la démocratie : la présidente Ellen Johnson Sirleaf, Mme Leymah Gbowee et Mme Tawakkul Karman.

En mon nom personnel et au nom de la France, je leur adresse mes félicitations les plus chaleureuses et je salue leur engagement au service des valeurs essentielles de respect, de dialogue et de tolérance qui fondent leur action.

A travers la présidente Ellen Johnson Sirleaf, ce prix consacre le chemin parcouru par le Liberia, qui s’est manifesté par l’élection de la première femme démocratiquement élue présidente sur le continent africain et qui, depuis son élection, a conduit son pays vers la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie. Aujourd’hui, le Libéria, qui fut la première République indépendante du continent africain, dès 1847, est à nouveau un modèle sur le continent africain.

Par ses responsabilités à la tête du Réseau des Femmes pour la sécurité et la paix en Afrique (WIPSEN-Africa), Mme Leymah Gbowee a oeuvré inlassablement en faveur de la réconciliation nationale indispensable à la stabilité et au développement du Libéria.

Au moment où le Yémen vit les heures difficiles d’une transition marquée par la difficulté à mettre en oeuvre le plan de sortie de crise du Conseil de coopération des Etats du Golfe, la voix de Mme Tawakkul Karman, journaliste, est doublement importante : elle incarne le combat pour la démocratie au Yémen ; elle incarne la dignité et le courage des femmes de ce pays.

Le combat de ces trois femmes exemplaires constitue un message d’espoir pour les peuples africains et arabes. Leurs combats et leurs valeurs sont ceux de la France. C’est notre responsabilité et notre devoir de les accompagner, pour que les aspirations légitimes des peuples, et notamment des jeunesses africaine et arabe, soient satisfaites.

En ce jour, j’ai une pensée pour toutes les femmes dans le monde qui s’engagent résolument pour l’avenir de leurs peuples.



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