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Enfants dans les conflits armés
Communiqué conjoint de la France, de l’UNICEF et de la représentante spéciale du Secrétaire générale des Nations unies pour les enfants dans les conflits armés, Mme Radhika Coomaraswamy



New York, le 26 septembre 2011 Retour à la table des matières



100 pays s’engagent ensemble à prévenir le recrutement des enfants dans les conflits armés


L’engagement de la communauté internationale pour la protection des enfants en période de conflit s’est renforcé à l’ONU aujourd’hui.

Des centaines de milliers d’enfants dans le monde sont associés à des forces armées ou à des groupes armés en conflit, a rappelé l’Organisation des Nations unies. Un grand nombre d’entre eux est durablement exposé à la violence - aussi bien en tant que témoins, en tant que victimes directes ou encore que participants contraints. L’impact sur leur santé mentale et leur bien-être physique constitue une violation des droits de l’Homme les plus fondamentaux et représente une grave menace pour la paix et le développement, phénomène d’autant plus grave que les cycles de violence se perpétuent.

Cinq Etats se sont ajoutés aux pays ayant adhéré aux " Engagements de Paris " pour protéger les enfants contre leur recrutement et leur utilisation par les forces armées ou groupes armés. Le nombre d’Etats souscrivant aux Engagements est passé de 95 à 100, avec l’adhésion de l’Angola, de l’Arménie, de la Bosnie-Herzégovine, du Costa Rica et de Saint-Marin. Plus de la moitié des Etats membres de l’ONU ont désormais rejoint les Engagements de Paris.

" Le soutien aux ’Principes de Paris’ et les nouvelles adhésions aux ’Engagements de Paris’ montrent que la communauté internationale se mobilise pour mettre un terme à ce fléau insoutenable ", a déclaré François Zimeray, ambassadeur français aux droits de l’Homme. " Le temps des sommations est révolu. Il faut prendre la mesure de ce qui marche et de ce qui ne marche pas. Il est grand temps de faire en sorte que la justice puisse être saisie ", a ajouté François Zimeray. Cette idée a par ailleurs été soulignée de façon émouvante et personnelle par Mme Grace Akallo, fondatrice et directrice exécutive des Africains unis pour les droits des femmes et des enfants et co-fondatrice du Réseau des jeunes victimes de guerre.

Adoptés en février 2007, les Engagements de Paris sont l’expression d’une volonté internationale renforcée visant à prévenir le recrutement d’enfants et à mettre en évidence les actions que les gouvernements prennent ou pourraient prendre pour protéger les enfants touchés par les conflits. Les Principes de Paris sont les directives opérationnelles relatives à la réintégration durable des enfants auparavant associés à des forces armées ou à des groupes armés.

" Les enfants associés aux conflits armés portent souvent un lourd sentiment de culpabilité et d’importants stigmates de leur expérience ", a déclaré Rima Salah, directrice exécutive adjointe de l’UNICEF. " Il importe que tous les enfants reçoivent un solide soutien pour les aider à se réintégrer et être réhabilités, pour qu’ils puissent jouir d’une vie autonome et productive ".

Au cours de la seule année 2010, l’UNICEF et ses partenaires ont contribué à la libération et à la réinsertion d’environ 10 000 enfants associés à des forces armées ou groupes armés. L’une des leçons les plus importantes mais souvent négligée est que la réussite des programmes de démobilisation et de réinsertion des enfants nécessite sur le long terme des mécanismes de financement précoces, souples et durables.

Un investissement relativement modeste mais crucial est nécessaire de la part des gouvernements et des donateurs. C’est également un investissement pour la paix et la stabilité dans des contextes fragiles.

L’importance de la justice pour les enfants, notamment en période de conflit, a été abordée durant cet événement.

" La justice doit également apporter des réparations aux victimes. Pour les enfants, la justice passe bien davantage que par la seule punition d’un responsable ", a déclaré Mme Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés. " La restauration dans leurs droits est tout aussi importante et constitue un élément de réparation pour compenser la perte de leur enfance, de leur la famille, de leur éducation, et de leurs moyens de subsistance ".



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