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Iran-Démarrage dans l’usine de Qom-Fordow d’opérations d’enrichissement d’uranium

Déclaration du porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes

Paris, 9 janvier 2012


La France condamne avec la plus grande fermeté le démarrage dans l’usine de Qom-Fordow d’opérations d’enrichissement d’uranium. Il s’agit d’une violation supplémentaire et particulièrement grave par l’Iran du droit international, de six résolutions du Conseil de sécurité et onze résolutions adoptées par le Conseil des gouverneurs de l’AIEA.

Une résolution très claire du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, votée à une écrasante majorité, avait pourtant appelé l’Iran le 18 novembre à entrer enfin dans un dialogue constructif avec l’Agence concernant la poursuite de ses activités sensibles. Téhéran a fait le choix de ne pas tenir compte de cet avertissement de la communauté internationale.

Je rappelle que l’usine d’enrichissement de Qom a été dissimulée pendant plusieurs années à la communauté internationale, jusqu’à l’automne 2009 ; qu’une précédente résolution du Conseil des gouverneurs de l’AIEA l’avait condamnée en novembre 2009 ; que l’usage allégué pour cette installation a varié dans le temps sans que cette usine n’apparaisse jamais comme ayant la moindre rationalité économique pour un éventuel usage civil ; que le prétexte d’utiliser de l’uranium enrichi à 20% pour faire fonctionner le réacteur de recherche de Téhéran n’est en rien crédible, compte tenu du refus persistant de l’Iran de considérer nos offres de lui fournir un tel combustible ; que, enfin et surtout, l’augmentation par l’Iran de ses capacités de production d’uranium enrichi à un taux supérieur à 3,5% le rapproche sensiblement des taux propres à un usage militaire.

L’Iran doit coopérer avec la communauté internationale et se conformer à ses obligations internationales, sans réserve ni délais. Il doit s’engager dans la voie du dialogue en répondant, rapidement et sans ambiguïté, à la lettre du 21 octobre de Mme Ashton.

Dans le même temps, cette nouvelle provocation ne nous laisse pas d’autre choix que de renforcer les sanctions internationales et d’adopter, avec nos partenaires européens et tous les pays volontaires, des mesures d’une ampleur et d’une sévérité sans précédent.

Pour en savoir plus le dossier iranien.



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