La France condamne avec force la poursuite des massacres perpétrés par le régime syrien, qui ont fait plusieurs dizaines de morts parmi les civils et de nombreux blessés au cours des derniers jours.
Alors que le régime de Bachar Al-Assad avait annoncé qu’il acceptait le plan Annan et proposé lui-même la date du 10 avril pour le retrait de ses troupes et de ses armes lourdes des centres urbains, il formule maintenant de nouvelles exigences inacceptables.
La France renouvelle son plein soutien et sa confiance à M. Kofi Annan, envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe. Elle est comme lui choquée par les atrocités qui continuent d’être commises en Syrie.
La communauté internationale a réitéré par une déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies du 5 avril 2012 sa demande "au Gouvernement syrien d’honorer de toute urgence et de manière visible, les engagements qu’il a pris a) de mettre fin aux mouvements de troupes en direction des agglomérations, b) de cesser de faire usage d’armes lourdes en ces lieux, et c) de commencer à retirer les troupes concentrées dans les agglomérations et aux alentours, et de s’acquitter intégralement de ces engagements d’ici au 10 avril 2012 au plus tard".
A cette échéance, la France, avec la communauté internationale, devra tirer les conséquences de ce refus du régime syrien de coopérer. Elle rappelle avec force cette exigence à Damas.