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Syrie - Déclaration du porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes

Extraits du point de presse quotidien du ministère des Affaires étrangères et européennes

Paris, 15 février 2012


Le ministre a reparlé de couloirs humanitaires ce matin. Comment est-ce que ces couloirs marcheraient concrètement ?

Est-ce que l’idée de couloirs humanitaires en Syrie sera rajouté a ce nouveau projet de résolution ?

La question de l’accès aux populations constitue un enjeu crucial pour l’aide humanitaire. Le ministre d’État s’est saisi de cette question dès le 23 novembre dernier, lorsqu’il a reçu à Paris M. Burhan Ghalioun, président du Conseil national syrien, qui lui en avait fait la demande.

M. Alain Juppé a précisément réuni hier au quai d’Orsay les principales organisations internationales et organisations non gouvernementales françaises actives en Syrie dans le domaine de l’aide humanitaire et des droits de l’Homme, qui ont confirmé l’urgence humanitaire dans ce pays.

La situation humanitaire continue de se détériorer dans plusieurs régions de Syrie, notamment à Homs où la situation sécuritaire rend quasiment impossible toute assistance humanitaire.

Les rares organisations présentes en Syrie n’ont qu’un accès partiel aux populations victimes de la répression et ne peuvent apporter les soins nécessaires aux blessés. Le gouvernement syrien ne respecte pas le principe de libre accès aux hôpitaux et nie le principe même de mission médicale.

Les populations civiles dans les zones de violences commencent à manquer de nourriture et de biens de première nécessité. Le nombre des réfugiés et des déplacés intérieurs ne cesse de croître. La détresse des populations atteint un niveau extrêmement préoccupant.

La France, active dans toutes les enceintes internationales (Conseil des droits de l’Homme, Assemblée générale des Nations unies, Conseil de sécurité) agit sur plusieurs fronts (dénonciation des crimes du régime, appui à la ligue arabe) continue à réfléchir avec ses partenaires aux modalités pour garantir un accès sûr et sans entraves des organisations humanitaires aux populations civiles vulnérables. C’est un devoir moral de porter secours aux populations victimes de massacres scandaleux. La France réfléchit à tous les moyens possibles pour infléchir la position du régime syrien, faire cesser les massacres et permettre un accès humanitaire d’urgence.

L’accès aux populations constitue le principal problème, comme l’indiquent les représentants des organisations non gouvernementales. La résolution portée par l’Egypte à l’Assemblée générale des Nations Unies, et que nous co-parrainons, porte cette exigence d’un accès humanitaire. Si le régime syrien persiste dans son refus, une résolution du Conseil de sécurité sera nécessaire pour décider des moyens de permettre cet accès aux populations civiles, par exemple sous la forme de corridors humanitaires.

La France travaille d’ores et déjà avec ses partenaires pour convaincre tous les membres du Conseil de sécurité d’agir en ce sens. M. Alain Juppé portera notamment ce message lors de la conférence de Tunis le 24 février.

Nous soutenons les actions déjà en cours menées par les quelques organisations humanitaires présentes sur le terrain. La France a mis en place un fonds d’urgence humanitaire pour la Syrie d’un montant initial d’un million d’euros afin d’assister les populations syriennes et encouragera ses partenaires, lors de la réunion de Tunis, à créer un fonds de même type au niveau international.


Pour en savoir plus sur la Syrie.



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