Communiqué
La MINURCAT c’est :
2300 personnes dont :
__ plus de 2000 militaires
__ 240 officiers de police
__ 46 observateurs militaires
Lorsqu’elle aura atteint sa pleine capacité opérationnelle, la mission comptera 5200 militaires et 300 officiers de police
La France est présente au sein de la MINURCAT avec :
802 personnes dont :
__ 784 militaires
__ 18 officiers de police
Sans oublier les 1000 militaires présents au sein du dispositif français Epervier, qui appuie le déploiement et les actions de la MINURCAT sur place
La crise qui sévit au Darfour depuis 2003 a des répercussions régionales sur le plan humanitaire : un demi-million de réfugiés et déplacés à l’est du Tchad et au nord-est de la République centrafricaine (RCA).
La France a joué un rôle clef pour que cette question soit traitée au Conseil de sécurité. Elle a promu l’adoption de la résolution 1778 (25 septembre 2007) qui a autorisé le déploiement d’une mission des Nations Unies dans ces deux pays, la MINURCAT, appuyée par un volet militaire confié à l’Union européenne (l’EUFOR). Cette mission vise à restaurer les conditions de sécurité nécessaires au retour volontaire et durable des personnes déplacées par les conflits dans cette région aux frontières du Tchad, de la République Centrafricaine et du Soudan.
Elle a également été à l’initiative de la résolution 1861 adoptée le 14 janvier 2009, qui a autorisé le déploiement d’une composante militaire onusienne pour prendre le relais de l’EUFOR et a prolongé le mandat de la MINURCAT (y compris cette nouvelle composante militaire) jusqu’au 15 mars 2010. Le transfert d’autorité entre l’EUFOR et la MINURCAT s’est déroulé le 15 mars 2009.

Cérémonie de relève de l’EUFOR par la MINURCAT (15 mars 2009). Les soldats changent de commandement et de bérets (Abéché).
La France impliquée :
Le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, s’est rendu les 14 et 15 mars au Tchad à l’occasion du passage de relais d’EUFOR à la MINURCAT.
" Nous nous réjouissons de cette formidable aventure qui a consisté d’abord à convaincre puis à bâtir cette force européenne, EUFOR. Au début, ce n’était pas très simple, mais je crois que c’est maintenant considéré comme un succès. […]. Ce passage de témoin de l’Union européenne à l’ONU est une étape formidable "

L’opération EUFOR, rassemblant 3500 militaires de 27 pays, a permis, en un an (de mars 2008 à mars 2009), d’améliorer le niveau de sécurité dans sa zone d’action en mettant en place une force mobile, agissant sur une superficie grande comme la moitié de la France.
Dans l’est du Tchad, les incidents sécuritaires sont passés de 280 en 2007 à 160 en 2008. Pour parvenir à ce résultat, la force européenne a réalisé :
plus de 2 000 patrouilles
plus de 250 missions de sécurisation
visité plus de 1300 villages
conduit 500 missions de reconnaissance aérienne.
L’EUFOR a permis le retour de 10 000 personnes dans 22 villages. Elle a facilité l’acheminement de l’aide humanitaire en liaison avec les agences de l’ONU et les ONG, notamment en sécurisant des convois d’aide, et a fourni des soins médicaux à la population. Elle a préparé l’arrivée de la force militaire onusienne de la MINURCAT.
la France était le premier contributeur de l’EUFOR
avec 1650 militaires engagés sur un total de 3500
La France a joué un rôle important grâce à son dispositif Epervier : mis en place en 1986 afin de contribuer au rétablissement de la paix et au maintien de l’intégrité territoriale du Tchad, il comprend plus de 1000 militaires. La France a ainsi permis l’installation de la force européenne au Tchad, en soutenant les contingents en transit à leur arrivée sur le théâtre, en participant à la construction des infrastructures européennes et onusiennes, notamment à N’Djamena et Abéché.
Elle a assuré le rôle de nation cadre logistique. Elle a permis le déploiement des 3 300 militaires de la force européenne et a assuré le fonctionnement quotidien de la force, prenant notamment en charge l’acheminement du ravitaillement et la gestion de l’entretien des équipements et du matériel.
Au titre des appuis de la force, la France a fourni, sous commandement européen ou en soutien avec les moyens d’Epervier, les principaux moyens aériens et capacités de renseignement.

Enfin, avec son bataillon basé à Forchana et le détachement de Birao, la France a contribué à l’amélioration de la sécurité dans ses zones d’opérations en conduisant près de 850 patrouilles et missions de sécurisation sur une superficie de 115 000 km