Madagascar


1. Derniers développements à New York Retour à la table des matières

- Le 17 novembre 2009, au cours de consultations, le Conseil de sécurité a examiné la situation à Madagascar sous points divers. Le président du Conseil de sécurité a indiqué à la presse que « les membres du Conseil de sécurité se félicitaient de l’accord de consensus obtenu à Addis-Abeba le 6 novembre. Ils appuyaient les efforts de l’ONU dans le processus, en particulier la Mission de consultation électorale. Les membres du Conseil de sécurité encourageaient les forces politiques à Madagascar à former rapidement un gouvernement. Ils encourageaient également l’équipe de médiation à poursuivre ses efforts pour aider à mettre en œuvre les étapes convenues à Addis-Abeba, en particulier le référendum sur la constitution et l’organisation des élections. "

- A New York, le 24 septembre 2009, à la suite d’un vote demandé par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), l’Assemblée générale a décidé de ne pas autoriser le président de la Haute autorité de transition, M. Rajoelina, à intervenir lors du débat d’ouverture de la 64ème session. Seuls 33 Etats membres sur les 192 ont pris part au vote. La France n’a pas voté.

- Le 7 avril 2009, M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, a informé le Conseil de sécurité des efforts de facilitation menés au cours des semaines précédentes. Les membres du Conseil de sécurité ont appelé à un retour rapide à un ordre constitutionnel au travers d’un processus inclusif et rapide débouchant sur des élections. Ils ont accueilli favorablement l’annonce par l’Union africaine de la création d’un groupe international de contact (GIC) pour Madagascar.



2. Contexte Retour à la table des matières

- A la suite des violentes émeutes qui ont secoué Antananarivo en janvier 2009 et du coup d’Etat d’Andry Rajoelina en mars 2009, le pays est plongé dans une grave crise politique.

Face aux manifestations populaires qui ont dénoncé la prise du pouvoir par M. Rajoelina, des assises nationales sous la présidence de la Haute Autorité de Transition (HAT) se sont tenues en avril 2009 et ont fixé la tenue d’un référendum constitutionnel en septembre 2009, des élections législatives en mars 2010 et une élection présidentielle en octobre 2010.

- Bien que Madagascar ne soit pas inscrit à l’ordre du jour du Conseil de Sécurité, les Nations unies se sont impliquées pour faciliter le dialogue entre les parties à Madagascar dès le début des troubles qui ont conduit à la prise du pouvoir par Andry Rajoelina le 17 mars 2009. Le Secrétaire général a d’abord dépêché sur place M. Haile Menkerios, Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques, puis a nommé un conseiller politique en charge de Madagascar, M. Tiebile Drame, ancien ministre des Affaires étrangères du Mali.

Pour les Nations unies, l’enjeu est d’accompagner le travail de la médiation internationale en mettant les ressources nécessaires à sa disposition pour parvenir à retour rapide à l’ordre constitutionnel, via l’organisation d’élections dans des conditions acceptables.

- Une équipe de médiation, sous l’égide de l’Union africaine a été mise en place pour faciliter les négociations entre les quatre mouvances malgaches (mouvances de M. Rajoelina et des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy), à laquelle participent l’envoyé spécial de l’ONU à Madagascar, M. Dramé, l’ancien Président du Mozambique, M. Joaquim Chissano, pour la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), M. Ablassé Ouedraogo pour l’Union Africaine et le Premier Ministre togolais M. Edem Kodjo pour l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Grâce au processus de médiation, un accord de partage du pouvoir a été obtenu le 6 novembre 2009 à Addis-Abeba entre les mouvances malgaches.

- Le Groupe international de contact concernant la crise malgache (GIC) s’est réuni à l’initiative de l’Union africaine à Addis-Abeba les 6 et 7 janvier 2010. La France a été représentée par le Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, M. Alain Joyandet. Cette réunion, à laquelle les quatre mouvances malgaches n’ont pas participé, a été l’occasion d’examiner les voies pour la reprise d’un dialogue entre les parties malgaches et pour l’organisation d’élections dans un « délai rapproché ». Des "solutions de compromis" ont été adressées par M. Jean Ping aux quatre mouvances.

Le GIC pour Madagascar s`est à nouveau réuni le jeudi 18 février à Addis-Abeba. Le GIC a dénoncé le manque de coopération du camp de M. Rajoelina, soulignant que les accords de sortie de crise déjà signés tardaient à être appliqués.

La mouvance Rajoelina a annoncé la tenue d’élections pour le mois de mai 2010.

- Position de la France

La France souhaite un retour rapide à un cadre constitutionnel normal, sur la base d’un dialogue national et selon un calendrier électoral qui doit être accéléré, dans l’intérêt du peuple malgache. Elle participe à la mise en place du groupe international de contact permettant de coordonner l’action des Nations unies, de l’Union africaine, de l’OIF, de la Commission de l’Océan indien, de l’Union européenne, de la SADC, et des principaux partenaires bilatéraux de Madagascar.

Elle plaide pour la tenue d’élections rapides, mais crédibles, seules capables de faire émerger une légitimité politique incontestable.


(Mars 2010)

3. Liens utiles Retour à la table des matières

- Fiche pays sur le site du ministère des Affaires étrangères



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